Le perchiste clermontois Renaud Lavillenie opéré, ce jeudi matin, à Paris
Quand avez-vous ressenti ce mal ?
"Pas à une date précise. Dans la semaine qui a suivi les France, j’ai eu un retour de douleur plus important que d’habitude. Je n’ai pas pu m’entraîner correctement, j’ai dû m’arrêter et j’ai passé des examens. Je suis allé voir un spécialiste des ischios- jambiers à Paris qui a relevé une rupture partielle du tendon."
Quelles solutions se sont présentées à vous ?
"Il y en avait deux : refaire la même chose en gérant la douleur avec des anti-inflammatoires ou sinon l’opération, qui était la meilleure solution."
Pour quelle raison ?
"Si je ne fais rien, je prends le risque que le tendon casse à un moment."
"L’opération, elle, amène un protocole plus lourd mais permet d’envisager une suite et ça a pesé dans l’objectif des Jeux mais aussi simplement pour ne serait-ce que courir avec mes enfants sans souci."
Efforts, âge, d’où provient cette blessure ?
"Depuis ma grosse blessure des Jeux de Tokyo, c’est le même côté. Ma cheville a tout déséquilibré. En fait, mon tendon n’était pas réparé complètement et aux France j’ai tiré dessus plus que les autres fois."
Quand serez-vous opérationnel après l’opération ?
"Si tout se passe bien, j’aurai la possibilité de reprendre le sprint au bout de 6 mois."
Ce qui signifie pas de saison en salle, pas de All Star Perche...
"Oui mais je ne me pose pas la question. Ce qui est important, c’est d’être entier, être capable de s’entraîner et avancer."
Francis Laporte
