Ligue A Féminine : Halimatou Bah a retrouvé le VBC Chamalières après avoir passé "un été réussi avec les Bleues"
Halimatou Bah, la réceptionneuse-attaquante de Chamalières, vient de vivre un été riche et dense en équipe de France. Entre les stages de préparation, les matchs de travail et la haute compétition avec la Golden League, la Challenger Cup et l’Euro féminin en Estonie et en Italie, l’Auvergnate revient bien mieux armée dans son club.
Quel été ! Comment avez-vous vécu cette campagne en équipe de France ?
"Le moins qu’on puisse dire, c’est que c’était chargé. Chargé en émotions et en compétitions aussi. On a commencé par la Golden League. On a enchaîné avec la Challenger Cup en France où on a gagné tous nos matchs. Ce sans-faute nous permet d’atteindre l’objectif de se qualifier pour la Volley-ball Nations League (VNL) qui réunit les seize meilleures équipes mondiales."
Et vous sortez juste de l’Euro.
"Cela s’est bien passé. On va en quart de finale, mais on perd contre l’Italie chez elle. Pour moi, c’est un été réussi avec les Bleues. J’ai eu davantage de temps de jeu. Et comme l’a dit Atman (NDLR : Toubani, entraîneur de Chamalières), c’est bien de rentrer dans le six de base et de disputer des matchs importants. C’est vraiment un plaisir."
Des choses intéressantesVous avez vu des changements chez vous et dans le jeu ?
"Déjà, je trouve que j’ai évolué sur le plan physique par rapport aux années précédentes. J’ai gagné en puissance cet été et au niveau de mon épaule. Dans le jeu également. Quand on s’entraîne beaucoup, qu’on dispute trois compétitions et qu’on a du temps de jeu, on progresse. Le sélectionneur Émile Rousseaux nous responsabilise. Il nous donne les opportunités de saisir notre chance. C’est gratifiant. Il n’a pas hésité à me faire rentrer et à me laisser dans le six."
Vous venez de retrouver vos coéquipières de Chamalières. Que pensez-vous de ce groupe et de ce qui se passe au club ?
"Tout ce qui arrive est hyper-intéressant. Disposer d’un staff élargi, c’est important pour le travail de l’entraîneur, mais cela va aussi beaucoup nous aider sur le terrain."
"Cette année, on est un groupe de douze joueuses et cela signifie plus de concurrence, de l’émulation, de l’opposition aux entraînements. Chatrousse est une très belle salle et on commence aussi à prendre nos marques à la Maison des Sports qui offre un excellent cadre."
Les attentes sont supérieures à tous les niveaux donc ?
"Les conditions sont réunies pour travailler, progresser, donner le meilleur et que cela se retrouve dans les résultats. À l’extérieur comme à la maison."
Avec Sabine Haewegene, vous êtes les seules de la saison passée, mais Chamalières garde ce noyau de cinq Françaises.
"Il y a toujours cette touche tricolore. Je retrouve même Fatoumata Fanguedou, une ancienne coéquipière sous le maillot de France Avenir et qui est aussi ma meilleure amie. Manon Jaegy et Mahé Mauriat viennent aussi d’arriver. C’est important de garder cette identité. Comme Atman l’a répété, le but est de nous faire jouer. On sait bien qu’il y a beaucoup d’étrangères en Ligue A Féminine, mais c’est important ce qui se fait à Chamalières."
Quelle est votre position justement sur le nombre de joueuses françaises à imposer sur le terrain ?
"Chaque club reste maître de ses choix et de ses décisions, mais je reconnais que ce serait mieux s’il y avait davantage de Françaises sur le terrain. C’est important pour la progression. Je pense que trois Françaises, ce serait bien."
Propos recueillis par Jean-François Nunez
Halimatou Bah a retrouvé ses coéquipières du VBC Chamalières depuis quelques jours seulement. La réceptionneuse-attaquante de l’équipe de France a en effet bénéficié d’une semaine de vacances après le championnat d’Europe où le parcours des Bleues a pris fin en quart de finale face à l’Italie (3-0).
Atman Toubani dispose donc d’un groupe au complet sur le terrain et d’un staff où il se sentira nettement moins seul. Le technicien travaille désormais avec un adjoint en la personne de Jean-Luc Treilles, ancien entraîneur au Riom VB. Pour la préparation physique et mentale, David Setruk fait équipe avec Amine Fatih. Jean-Luc Treilles et Lionel Bonnaure sont en charge des statistiques et de la vidéo.
