300.000 personnes à la rue, la France mise de côté... Ce qu'il faut retenir cinq jours après le séisme au Maroc
Les faits
Le séisme, d'une magnitude de 6,8 sur l'échelle de Richter s'est déclaré vendredi 8 septembre, à 23 h 11. Son épicentre se situait dans la province d'Al-Haouz, au sud-ouest de la ville Marrakech. C'est le plus gros séisme que le pays ait connu.
Le 24 février 2004, un séisme de 6,3 degrés sur l'échelle de Richter avait secoué la province d'Al Hoceima, 400 km au nord-est de Rabat, faisant 628 morts et provoquant d'importants dégâts matériels. Et le 29 février 1960, un tremblement de terre d'une magnitude de 5,7 degrés avait détruit Agadir, sur la côte ouest du pays, et fait plus de 12.000 morts, soit un tiers de la population de la ville.
Les conséquencesSelon un bilan provisoire, le séisme a entraîné la mort de 2.901 personnes et 5.530 blessés ont été recensés.
Le séisme a causé l'effondrement de nombreux bâtiments, notamment dans les provinces et communes d'al-Haouz, Taroudant, Chichaoua, Ouarzazate et Marrakech.
Selon Adeline Hazan, présidente d'Unicef France, "environ 300.000 personnes sont sans maison et dorment dans la rue [au Maroc], sous des couvertures, dont 100.000 enfants".
À cause du séisme, les dégâts humains et matériels sont considérables au Maroc.
Une solidarité internationaleDepuis le séisme, des nations, des associations et ONG du monde entier se mobilisent pour venir en soutien aux rescapés et essayer de trouver des survivants dans les décombres.
Le Maroc a accepté l'aide de l’Espagne, le Royaume-Uni, le Qatar, les Émirats arabes unis et de l'Algérie. Cette dernière a d'ailleurs annoncé ouvrir son espace aérien pour les vols humanitaires et médicaux avec le Maroc. L'Algérie l'avait fermé en 2021.
De nombreux pays, dont la France, sont prêts à leur tour à prêter main forte : ils n'attendent que le feu vert des autorités marocaines. Des associations françaises, prêtes à partir, attendent aussi ce signe. Une attente qui a notamment refroidi l'ONG Secouristes sans frontières. "Nous ne comprenons pas cette situation de blocage", a partagé Arnaud Fraisse, le président de l'ONG. L'organisme explique également que "les autorités marocaines sont en train de cibler les besoins sur place. À l’ambassade, ils nous ont demandé de répondre à des questions précises, notamment sur ce que nous sommes en mesure d’apporter comme potentiel humain et matériel", rapporte Le Monde.
De son côté, le président Emmanuel Macron a dénoncé, ce mardi 12 septembre, des "polémiques qui n'ont pas lieu d'être sur la relation entre la France et le Maroc.
"C'est évidemment à Sa Majesté le Roi et au gouvernement du Maroc, de manière pleinement souveraine, d'organiser l'aide internationale et donc nous sommes à disposition de leur choix souverain."
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) September 12, 2023En France, la Croix-Rouge a lancé un appel aux dons d'environ 100 millions d'euros. L'objectif avec ces fonds étant de "répondre aux besoins les plus urgents" des nombreuses victimes du séisme. Cela concerne notamment la santé, l'eau, l'assainissement et l'hygiène.
Pour rassurer les familles, tous les opérateurs de téléphonie mobile français offrent à leurs clients les appels et textos gratuits vers le Maroc, a annoncé dimanche 10 septembre le ministre délégué chargé du numérique Jean-Noël Barrot.
L'ambassade de France au Maroc a ouvert une cellule de crise suite aux conséquences du séisme. Elle est joignable au +212 537689900 au Maroc et au 01.43.17.51.00 en France.
Apparition publique tardive du dirigeant marocainQuatre jours après le séisme qui a frappé le Maroc, le roi Mohammed VI a fait sa première apparition en public en rendant visite, ce mardi 12 septembre, à des blessés dans un hôpital de la cité touristique de Marrakech, a indiqué l'agence officielle MAP. Le roi s'est rendu au centre hospitalier universitaire de Marrakech où il "s'est enquis de l’état de santé des blessés", avant de faire un don de sang, selon l'agence.
— FranceNews24 (@FranceNews24) September 12, 2023