Près de mille patients ont déjà retrouvé un médecin traitant grâce au centre de santé municipal d'Olliergues
Depuis début septembre, le centre de santé municipal d’Olliergues est ouvert du lundi au samedi, passant de trois à cinq jours d’accueil. Une bonne nouvelle supplémentaire pour les habitants de la commune et des environs, déjà ravis d’avoir retrouvé un médecin traitant.
2.300 consultations en neuf moisLe centre de santé municipal, un projet unique dans le département, poursuit ainsi son chemin commencé le 2 janvier, suite au pari un peu fou du maire Arnaud Provenchère et du conseil municipal : salarier des médecins dans une commune comptant 800 âmes.
Et pourtant, neuf mois après son lancement, les chiffres parlent d’eux-mêmes : 2.300 consultations ont été effectuées et près de mille patients (935 exactement) ont retrouvé un médecin traitant à Olliergues. "Le bilan est très positif sur le fonctionnement. On a de super retours des gens", constate le premier magistrat, qui s’étonne encore de l’impact du centre de santé sur tout le territoire ambertois.
Les patients viennent à 15 % d’Olliergues, et derrière, on retrouve 13 % d’Ambertois, 9 % d’habitants de Vertolaye. On a aussi des gens qui viennent de Courpière et même de Thiers.
Le centre emploie désormais 2,1 équivalents temps plein : l’assistante médicale Mélanie Subert – infirmière de profession – accueille les clients, peut réaliser de petits examens comme des électrocardiogrammes et gère l’administratif ; la Dr Céline Preux, en place depuis janvier ; et désormais le Dr Patrick Jullien, qui cumule emploi et retraite. "J’étais dernièrement généraliste à Villeurbanne durant 12 ans. Je suis installé à Saint-Gervais-sous-Meymont depuis deux ans et demi et je ne me voyais pas vivre dans un désert médical, être toujours capable de travailler, sans aider… J’aurais rasé les murs ! Et ça me plaît beaucoup, je me crée un réseau", sourit le médecin qui travaille deux jours par semaine.
Un troisième médecin toujours recherchéLes deux médecins assurent désormais un temps plein et permettent d’accueillir davantage de patients.
"Un patient sur deux a un petit mot sur le centre, on sent que le soulagement est important, ils recherchent en priorité un médecin traitant. Ce matin, l’un d’entre eux n’avait pas vu de médecin depuis dix ans"
Mais pour que la structure soit viable économiquement, un troisième médecin est toujours recherché. "Le budget annuel du centre est de 300.000 €. Une fois qu’on enlève nos recettes provenant des consultations, des aides de l’ARS et d’ALF, notre déficit attendu est de 40.000 €. C’est une décision politique, on le savait, mais être à l’équilibre reste un objectif", affirme le maire.
Un troisième praticien salarié permettrait aussi de mettre en place des visites à domicile et d’élargir les créneaux d’ouverture.
Rendez-vous. Ils sont pris uniquement sur Doctolib. Créneaux d’urgence ouverts chaque jour.
Fanny Guiné
