Tour de France : "pas de regret" pour Julian Alaphilippe au terme de l'étape Vulcania-Issoire
"Je n’ai pas le souvenir d’avoir connu une journée comme ça sur le Tour. C’était à bloc du début à l’arrivée." Le visage marqué de Julian Alaphilippe au moment de franchir la ligne d’arrivée, ce mardi, à Issoire, en disait long sur l’étape que venait de vivre le double champion du monde. "Je ne me souviens pas de m’être autant fait mal sur un vélo, récemment."
À l’arrivée, le coureur de la Soudal - Quick Step a dû se contenter de la dixième place. Son premier top 10 sur les routes du Tour de France depuis sa neuvième place lors de la douzième étape du Tour de France 2021.
"J’étais content d’être à l’avant, il n’a pas manqué grand-chose. Mais ça fait chi… de se battre pour un top 10… J’aurais préféré que ce soit pour la victoire, mais… J’ai dit dans le bus ce matin que je ne voulais pas avoir de regrets ce soir (ce mardi). Là, je n’en ai pas du tout, j’ai tout donné."
Dans cette 10e étape aux airs de toboggan géant sur les routes escarpées et surchauffées du massif du Sancy et du plateau du Cézallier, Julian Alaphilippe n’a pas ménagé ses efforts, en multipliant les offensives. Dans l’ascension du col de Guéry, tout d’abord. À trois kilomètres du sommet, il plantait une première banderille. Avant de s’échapper dans la descente en compagnie de Matej Mohoric. Tentative une nouvelle fois infructueuse.
Mais le double champion du monde ne capitulait pas. Après un gros travail de son coéquipier Kasper Asgreen, Julian Alaphilippe parvenait à rentrer sur le groupe de tête à 86 kilomètres de l’arrivée, après la descente du col de la Croix-Saint-Robert.
Tour de France : une vraie journée en enfer entre Vulcania et Issoire
À 50 kilomètres du terme, le natif de Saint-Amand-Montrond repassait à l’offensive, mais ne parvenait pas à fausser compagnie au groupe de 14 coureurs.
Incapable de répondre à l’offensive du combatif letton Krists Neilands, Julian Alaphilippe lâchait prise dans l’ultime difficulté de la journée, la côte de la Chapelle-Marcousse et disait adieu à la victoire d’étape.
"Julian arrive à faire la course, il prend les bonnes échappées, mais pour l’instant, il lui manque ce petit pourcentage de performance qui l’empêche d’être là pour les arrivées", analysait son cousin et entraîneur, Franck Alaphilippe.
Et de conclure, sur une note positive. "Il reste encore de belles étapes. Il faut les cibler et ne plus s’égarer. Il a encore des choses intéressantes à faire."
Manuel Caillaud
