"Pas cher, le coup de pédale" : l'édito du Tour de France
Par Laurent Calmut
Ça paie bien, le cyclisme ? À l’heure de l’argent-roi dans le sport de haut niveau, la question est récurrente et la réponse, elle, n’est pas toujours aussi positive que dans d’autres disciplines autrement plus lucratives. Le vainqueur du Tour de France empochera ainsi la bagatelle de 500.000 euros, mais elle sera pour lui et son équipe. C’est ce que gagne Mbappé en un peu plus de deux jours, mais on ne compare pas des pommes avec des oranges…
Sur le Tour, revenons-y, le deuxième est récompensé par 200.000 euros et le troisième, 100.000. La suite du classement voit encore les gains diminuer, pour se stabiliser à… 1.000 euros pour chaque coureur classé au-delà de la 20e place. Ça ne fait donc pas si cher le coup de pédale, mais les gains d’étape sont là pour compléter la colonne des entrées. En levant les bras en haut du puy de Dôme, Michael Woods a amassé, comme chaque vainqueur d’étape, 11.000 euros. Jonas Vingegaard, en conservant son maillot jaune de leader, a ajouté 500 euros à ses gains.
Depuis le départ à Bilbao, l’équipe Alpecin-Deceuninck profite notamment des succès de Jasper Philipsen pour afficher les gains les plus importants du peloton (plus de 48.000 euros). À l’autre bout du classement, le Tour sans éclat de la Soudal Quick-Step se traduit par une cagnotte de 3.600 euros. Soit 400 par jour de course. Pour toute l’équipe, encore une fois.
Alors, le cyclisme, ça paie bien??
