« Nous ne nous y attendions pas » : la maire de Saint-Germain-des-Fossés réagit au départ des frères de Saint-Jean
« Nous ne nous y attendions pas », a réagi la maire Élisabeth Cuisset. Établis depuis vingt-trois ans, ces hommes d’Église étaient parfaitement intégrés dans le village. « Beaucoup de frères sont passés par Saint-Germain-des-Fossés, nous avions des relations privilégiées avec eux. L’annonce de leur départ est regrettable, c’est une grosse perte pour nous », continue-t-elle. Le bail entre le diocèse et la mairie courrait jusqu’en 2026. Finalement, les frères de Saint-Jean quitteront les lieux fin août.
Lieu de culte et de cultureAccolée à l’église, la maison dans laquelle vivent les religieux appartient à la mairie. Rénovée le siècle dernier pour accueillir une communauté religieuse, elle se retrouvera inhabitée à la rentrée. Alors que la mairie est candidate pour le classement du prieuré au patrimoine clunisien, la présence des religieux était un atout majeur du dossier, même si leur départ ne remet pas en cause la candidature de la commune.La maison dans laquelle réside la communauté est accolée à l'église.
« Grâce aux frères de Saint-Jean, le prieuré avait retrouvé son identité cultuelle qui était moins importante avant leur arrivée en 2000. Il y réside une parfaite harmonie entre le cultuel et le culturel. C’était un point fort du lieu », explique la première édile. Le prieuré de Saint-Germain, entre culte et culture, accueillait en effet jusqu’à 2.000 personnes chaque année à travers différents événements culturels.
L’autre problème majeur pour la commune, outre le départ des frères de Saint-Jean, est la gestion des bâtiments. « Il va nous falloir trouver de nouveaux occupants », lance Élisabeth Cuisset. L’hypothèse d’accueillir une nouvelle congrégation paraît sensée, mais cela est de plus en plus complexe à dénicher.
Quel avenir pour la maison ?Hôtel, gîte, restaurant, vente à un particulier ? Beaucoup de possibilités s’offrent à la commune. Mais, il est encore bien trop tôt pour évoquer des pistes sérieuses, les religieux ne sont même pas encore partis… « C’est un lieu magnifique, il y a une réflexion à avoir. Nous verrons comment cela évolue, mais ça se fera toujours en lien avec le Diocèse de Moulins. »
Nathan MarliacPhotos Renaud Baldassin
