"Le Roglic de Pogacar ?" : l'édito du Tour de France
Par Vivian Massiaux
Il n’a fini que troisième ce samedi à Bilbao, mais a levé les bras comme s’il avait gagné. Est-ce par anticipation en rêvant des Champs-Elysées?? Même si la route s’annonce longue et escarpée jusqu’à Paris, Tadej Pogacar a exprimé sa joie pour son équipier Adam Yates et sa formation, mais certainement aussi celle ressentie en son for intérieur.
Le jeune et impavide double vainqueur du Tour de France (2020 et 2021) a touché ses limites l’an dernier, victime de son panache comme le fut Eddy Merckx en son temps, mais aussi de la puissance de frappe de l’équipe Jumbo-Visma. Piégé sur les pavés du Nord, Primoz Roglic, bien aidé par le collectif jaune et noir, avait tout donné jusqu’à son abandon peu après les Alpes pour lancer Jonas Vingegaard vers les sommets.
Esseulé, Tadej Pogacar avait craqué et semblé manquer de soutien de la part de son équipe émiratie. Cette dernière a trouvé en Adam Yates, transfuge d’Ineos, un leader bis, capable d’entrer dans le Top 10 des grands Tours, comme de finir dauphin de Vingegaard sur le Critérium du Dauphiné il y a un mois. Le Slovène, lui, a dégoté son meilleur atout qu’il n’a pas hésité à abattre dès maintenant. Cette première passe d’armes est le signe que la bataille a bel et bien commencé, comme le terrain de jeu l’y prêtait, dès la première étape. Vite, la suite?!
