Pourquoi et surtout comment faire ses courses en vrac : cinq choses à savoir
Trop compliqué? Trop long? Pas assez de choix? Où aller? Est-ce que c’est vraiment moins cher? Faire ses courses en vrac pose encore de nombreuses questions. Pourtant, c’est de plus en plus facile de remplir ses placards avec des produits achetés en vrac, c’est-à-dire au poids et sans emballages.
1. On trouve presque toutAutrefois, le marché du vrac ne proposait que quelques classiques (produits secs, pâtes, fruits secs…). Désormais, on peut faire une grande partie de ses courses alimentaires (légumes, fruits, œufs, féculents, légumineuses, céréales, condiments, gâteaux sucrés et salés, farine, sucre, vinaigre, huile, thés, cafés, fruits secs, bonbons…) mais aussi trouver des aliments pour animaux, des produits d’hygiène et de beauté (gel douche, shampoing, savon, dentifrice, crème…) ou des produits ménagers pour l’entretien de la maison, la vaisselle, la lessive.
2. Il y a forcément une offre près de chez vousAu-delà des enseignes spécialisées, l'offre de vrac est présente, selon Réseau Vrac dans 88 % des magasins bio et 80 % des grandes surfaces (où s’effectuent la moitié des achats en vrac).
Une offre qui va encore s'étoffer puisque la loi Climat et résilience impose aux magasins de plus de 400 m² de consacrer, d'ici à 2030, au moins 20 % de leur surface de vente de produits de grande consommation au vrac.
3. Ce n’est pas si compliquéSeul impératif pour faire ses courses en vrac : les contenants. On peut les acheter en magasin (les sacs en papier sont gratuits) ou les apporter.
Selon les produits achetés, vous pouvez opter pour des sacs réutilisables, des bocaux, des bouteilles. Petit conseil, privilégiez les larges ouvertures pour vous adapter aux distributeurs (ou apportez un entonnoir?!).
Acheter en vrac nécessite des contenants que l'on peut acheter en magasin ou apporter. Photo Agnès Gaudin
4. Ça permet de réduire ses déchets50 kg par an et par habitant. C’est le poids des emballages jetés en France toutes matières confondues (carton, aluminium, verre et plastique) selon l’Ademe, Agence de la transition écologique.
5. On fait des économiesLes emballages encombrent nos poubelles (dont on paie la collecte et le traitement) et représentent en moyenne 15 % du prix de vente. Les produits en vrac sont donc mathématiquement moins chers.
Cependant, tout dépendra de la qualité choisie, car, comme dans le commerce classique, il existe plusieurs gammes allant du premier prix au labellisé en passant par le bio. En revanche, on peut contrôler la quantité achetée au gramme près, ce qui permet de maîtriser son prix… et d’éviter le gaspillage?! Un argument de plus s’il en était besoin.
Maud Turcan
