Top 14 : face au Racing 92, une sortie à soigner malgré tout pour l'ASM Clermont
D’enjeu sportif, il n’en sera pas réellement question ce dimanche soir du côté des hommes de Christophe Urios. L’affaire est entendue depuis maintenant deux semaines et cet échec désopilant (21-18), voire désespérant, sur le terrain de l’Aviron. « La défaite à Bayonne a été le clou sur le cercueil », a osé imager Etienne Falgoux il y a quelques jours.
En baisser de rideau d’une saison à oublier, mais dont les responsables devront tirer toutes les conséquences, l’ASM accueille donc le Racing qui se déplacera pour sa part avec l’objectif d’assurer un barrage à domicile.
« Le bon état d’esprit nous fera gagner »Au moment où un nombre conséquent de joueurs (en principe une douzaine) de Clermont s’apprêtent à faire leurs valises, cette dernière semaine a naturellement été particulière. Le coach a-t-il été contraint de puiser loin pour trouver des leviers de motivation ?
« Non, et pour tout un tas de raisons. La première est que tu ne motives pas les gens (sic). S’ils n’ont pas envie, ils ne le feront pas. Il y a plein d’histoires dans la saison qui te montre que lorsque tu n’as pas envie, tu ne le fais pas… Alors oui, le contexte est particulier, c’est la fin de saison à la maison, avec tout le tralala et les flonflons, plus les départs de joueurs majeurs. C’est important dans la vie du club, mais je leur ai dit que ce n’est pas ce qui va nous faire gagner le match ».
On a bien saisi que Christophe Urios n’entendait pas galvauder cette ultime sortie. Déjà, il veut entretenir la dynamique au Michelin, avec 19 points pris sur 20 depuis son arrivée. Mais pour le coach, le regard porte déjà plus loin. « Cette dernière rencontre doit être le parfait trait d’union avec la saison prochaine. Donc, ils doivent capter ce que je dis, ce que je veux dire… », résumait samedi de manière un peu elliptique Urios.
Au fond de lui, il doit lui tarder de fermer ce premier chapitre de son aventure clermontoise. Pour mieux préparer et écrire la suite de son implication à l’ASM. Laquelle se fera sans quelques figures emblématiques. On pense à Iturria, Cancoriet et Penaud, trois joueurs qui ont éclaté au grand jour en 2017, année du second Bouclier.
La victoire comme seul moteur pour retrouver l’avancéeCe dimanche soir, ils devraient être nombreux en tribunes pour vivre une dernière émotion. Elle ne fera pas oublier l’immense déception d’une saison à nulle autre pareille. Même si Clermont n’a plus rien à jouer, la soirée vaudra par le résultat de cette ultime rencontre. Quand il parle de trait d’union, Christophe Urios vivrait probablement assez mal une sortie sans succès.
Pour cela, ses joueurs, ceux qui vont rester comme ceux qui vont partir, ont intérêt à mettre les bons ingrédients.
« Ce qui nous fera gagner, c’est le bon état d’esprit. Le Racing vient avec un truc à gagner ? Ce n’est pas ma préoccupation, je n’en ai rien à faire. Ils feront bien comme ils veulent, nous, on a des choses à aller chercher ».
La première de ces choses est tout simplement la victoire. Car ce club, malmené une grande partie de la saison, secoué par tout un tas d’événements contraires, ne verra le bout du tunnel qu’à grands coups de succès. Au Michelin, mais aussi ailleurs.
Christophe Buron
