Fédérale 1 : l’US Issoire avec l’envie d’aller plus haut
Il suffisait de presque rien. Peut-être trois points de moins pour Castelsarrasin. Trois petites unités sur une confrontation aller-retour en huitième de finale (une victoire à Issoire 28-23 et une défaite à Castelsarrasin 35-28) qui ont fait basculer le sort des deux équipes. Face à l’une des plus grosses formations de Fédérale 1, l’US Issoire a fait plus que rivaliser. Les Auvergnats auraient très bien pu passer en quart de finale et se retrouver à deux matchs de la Nationale 2. De quoi nourrir quelques regrets mais aussi de légitimement ambitionner de voir plus haut.
« On s’est aperçu que nous étions une équipe sérieuse de Fédérale 1 », abonde l’entraîneur Christophe Rodier. « Le complexe d’infériorité n’existe plus. On a vraiment envie de se positionner comme un club sérieux qui peut envisager une suite. Cela ne sera peut-être pas dans un futur très proche. Mais cela doit être envisagé. »
Depuis son accession en Fédérale 1 il y a maintenant quatre ans, le groupe issoirien a grandi ensemble et a donc mûri. Les joueurs ne manquaient pas d’ambition à l’orée de ce dernier exercice. Ce huitième de finale n’a fait que légitimer les envies de l’équipe. Une aspiration qui est d’ailleurs largement partagée par le président Claude Pojolat.
« Notre projet est crédible »« Au regard de la fin de saison, on se dit que l’on peut prétendre à regarder plus haut. Cela se joue à trois fois rien, sur quelques petits détails. Cela nous montre que l’on a progressé. Cela nous montre que notre projet tient la route. Quand j’échange avec les autres clubs, on se rend compte qu’il est tout à fait crédible pour aller à l’étage supérieur. »
Ces petits détails évoqués par Claude Pojolat indiquent toutefois la marche à suivre. Les différentes blessures qui ont impacté le paquet d’avants ont probablement usé les organismes des joueurs qui ont dû enchaîner. Ce supplément d’énergie a sûrement manqué à l’heure d’aborder le dernier virage.
« Il ne nous manque pas grand-chose. Si l’on avait eu notre équipe au complet on aurait pu aller plus loin. Il faut que nous complétions notre effectif de manière à palier les blessures lorsque celles-ci surviennent. Histoire de rester au même niveau. Cela passera par un peu plus de moyens. Notre devise reste la même : faire toujours un petit mieux que l’année d’avant », indique Claude Pojolat.
Le club planche en tout cas d’ores et déjà sur la prochaine saison. L’USI est sur le point de recruter deux piliers droits supplémentaires. Un poste clé en Fédérale 1.
Espoirs. Les espoirs issoiriens disputent leur demi-finale face à Salles, dimanche à Terrasson Lavilledieu (15 heures).
Arnaud Clergue
