J'ai testé pour vous : grimper au sommet du mur d'escalade avec le club Verticale 43 de Brioude
Il y a dix ans, lorsque l’université avait expliqué que prendre un sport pouvait rapporter des points supplémentaires, je n’ai pas hésité : j’allais m’inscrire dans une des nombreuses activités sportives. Mais laquelle ? Je souhaitais pratiquer quelque chose que je ne connaissais pas, histoire de partir de zéro et ne pouvoir que progresser. Mon choix s’est tourné vers l’escalade.
L’histoire aura duré un semestre, soit quelques mois. C’était sympa, puis je suis passée à autre chose. Je n’avais jamais remis de baudrier ni de chaussons (vendus rapidement vu l’inconfort que c’est d’en porter) avant jeudi 11 mai, date de ma rencontre avec le mur d’escalade de Verticale 43, installé dans la salle polyvalente.
C'est parti pour la montée !À mon arrivée, à peine le temps de me présenter que Bruno Campens, président et encadrant, me file à un baudrier. « T’es prête ? », me demande-t-il en me faisant les nœuds de sécurité. C’est lui qui va m’assurer, c’est-à-dire me sécuriser d’en bas grâce à une corde qui nous relie.
Au pied du mur, je regarde ces prises multicolores. Si je choisis d’utiliser uniquement la même couleur, je vais suivre ce qu’on appelle une voie. Je prends la décision de monter comme je peux. Doucement, mais sûrement.
Bruno Campens (à droite), assure ma sécurité.Les bras tétanisésLe début se passe plutôt bien. J’arrive à m’agripper, à placer mes pieds. Au milieu du mur, je bloque. « Je crois que je ne peux plus avancer. Je suis trop petite pour attraper en haut », je lance à Bruno qui m’assure.
Si tu bouges ton pied, tu vas être débloquée, essaie.
J’ai les bras tétanisés, mais je tente. En décalant ma jambe droite, j’arrive à grimper. Mais pas vraiment plus haut.
Bruno le sent d’en bas. « Tu vas t’asseoir dans ton baudrier, lâcher tes mains et mettre tes pieds en avant, face au mur. Je te fais descendre. » Retour sur la terre ferme. J’ai mal aux mains. Les 96 adhérents du club, enfants (dès 8 ans) comme adultes, connaissent cette sensation. « L’escalade fait travailler tous les muscles du corps, mais surtout les dorsaux », explique le président.
Un sport de coopérationÀ Verticale 43, on rencontre tous types de grimpeurs : des débutants, des expérimentés, ceux à la recherche de la performance sportive, ceux qui sont davantage tournés vers la technique… « Aujourd’hui, on est beaucoup dans la performance, note Bruno Campens. Ils veulent savoir où est leur niveau. On en a aussi qui sont à la recherche du geste harmonieux. »
Pour grimper, il faut un baudrier, de la magnésie, des cordes et mousquetons… Le club a tout ce qu’il faut pour tester.
Non loin de nous, sur un pan du mur, Sylvain bloque. Il sent qu’il manque de forces. Veut redescendre pour se reposer. « Allez, tu peux le faire?! » C’était sans compter sur ses camarades qui l’encouragent. Le poussent à se surpasser. Finalement il arrivera jusqu’en haut. « On est quand même un sport de coopération, de confiance. » Sans oublier l’aspect sécuritaire. Car on ne grimpe pas n’importe comment.
Informations sur le site verticale43.ffcam.fr ou au 06.02.60.67.30.
Maryne Le Goff
