"Le salon à ne pas manquer quand on est coutelier" : des artisans dressent le bilan de leur participation à Coutellia, à Thiers
Tout jeune dans la profession, Fabrice Lapeyre est un autodidacte. Le créateur de la coutellerie Dame de Pique réalisait son premier salon du couteau, à Thiers, ce week-end. Si les ventes n’ont pas été à la hauteur de ses espérances, il retenait surtout "les nombreux échanges et les commandes passées" sur son stand qui vont lui assurer du travail lorsqu’il va rentrer chez lui, à Lille.
Revivez en images la 32e édition de Coutellia à Thiers
Coutelier depuis seulement trois ans, Jean-Luc Millécamps se désigne lui comme "un jeune vieux forgeron-coutelier" :
"J’étais docteur en biologie avant, et j’ai fait une reconversion. Je fais sept à huit salons par an, et Coutellia n’est pas celui où ça fonctionne le mieux. Car on est très nombreux, la notoriété compte pour se démarquer, mais ça ne m’empêchera pas de revenir, ça reste un salon incontournable"
Les prix, un vrai coup de poucePas facile de sortir du lot parmi les quelque 300 exposants. Le concours de création coutelière est pour certains l’occasion de se faire connaître. Habitant en Dordogne, Sébastien Aniballe avait remporté le prix du public en 2021. À côté de ses couteaux, il n’hésitait pas à mettre en avant cette distinction.
"Le prix m’a beaucoup aidé sur Coutellia et le reste de l’année. Pour moi, c’est le salon à ne pas manquer quand on est coutelier. J’avais 20 pièces, il m’en reste 9 ce dimanche après-midi."
Les clients qui ont craqué pour ses pièces n’étaient pas des collectionneurs, mais "uniquement des femmes, qui ont acheté parce qu’elles avaient eu un coup de cœur pour mes couteaux !".
Non loin de la place de la coutellerie, Jérôme Lamic, originaire de l’Aveyron, a également presque tout vendu parmi ses 15 créations, comme l’an passé. Il avait obtenu le prix du jury en 2022 à Coutellia. "Je m’adresse surtout aux collectionneurs. C’est le seul salon que je fais. Il faut être là", concluait-il.
Fanny Guiné
