Bruno Armirail est devenu le premier Français depuis Laurent Jalabert en 1999 à endosser le maillot rose de leader du Tour d'Italie samedi à l'issue de la 14e étape où le coureur de Groupama-FDJ a fait partie de l'échappée. Le champion de France du contre-la-montre, qui a terminé dans un petit groupe à 50 secondes du vainqueur du jour, l'Allemand Nico Denz, prend la tête du classement général avec un peu moins de deux minutes d'avance sur le Britannique Geraint Thomas, arrivé loin derrière le peloton des favoris. « Ce n'était pas vraiment le plan, le but était de prendre l'échappée et de viser la victoire d'étape. Je n'arrive pas à réaliser que je prends le maillot rose, je n'en reviens pas », a-t-il commenté, pouce et poing levé sur le podium. Si une victoire finale est difficilement envisageable pour le Haut-Pyrénéen dans ce Giro, surtout au vu de la troisième semaine très montagneuse qui attend le peloton, c'est une belle récompense pour celui qui réalise un Tour très abouti. Aucun Français n'avait endossé la tunique rose depuis 1999 lorsque Laurent Jalabert avait porté le maillot pendant huit étapes, avant de le céder à l'Italien Marco Pantani. Laurent Fignon reste le dernier Français à avoir remporté le Tour d'Italie, en 1989, et le troisième coureur tricolore à gagner le Giro après Jacques Anquetil (1960, 1964) et Bernard Hinault (1980, 1982, 1985).