James Bond 007 : la passion est éternelle
«En arrivant à Ussel, on a acheté la maison en fonction de l’espace pour ranger les collections de mon mari, mais là, on n’y arrive plus ! Il va falloir pousser les murs ! » La maîtresse de maison commente en souriant les centaines d’objets exposés sur des étagères qui courent le long des murs.
« J’ai deux passions : James Bond et les voitures de rallye avec Sébastien Loeb », confie Claude. L’air tranquille, au premier regard il est difficile de se douter que ce quinquagénaire est dévoré par la passion du collectionneur.
Une passion qui commença curieusement en 1989 par un bel exercice de patience : la construction d’une maquette du Soleil royal , un superbe vaisseau de ligne du XVIII e siècle. Soit deux cent trente heures de travail… Mais le grand large est vite abandonné pour James Bond.
L’Aston Martin de 007 comme première pièce« Quand on s’est rencontré, il n’était pas collectionneur. C’est moi qui lui ai acheté la première voiture. C’était l’Aston Martin de 007. Après c’était fichu », avoue son épouse.
Plus de 30 ans après, l’univers du célèbre agent secret au service de sa majesté a envahi tout une partie du sous-sol de la villa. Dès les premiers pas, le visiteur est accueilli par le thème musical lancinant et inquiétant qui accompagne chaque film. « Je reproduis des scènes connues. Poursuites de voitures, attaques d’hélicoptère, la sortie de l’eau d’Ursula Andress… » Un peu plus loin, la collection se poursuit avec des dizaines de tableaux au milieu des voitures, des miniatures de James Bond et des méchants. « Je peins, j’adapte. Il faut de la patience ! »
Une qualité qui ne manque pas à Claude. Autour des personnages sont exposés des dizaines d’objets publicitaires dédiés, forcément, au célèbre agent secret : t-shirts, montres, verres, briquets, parfums… « Pour ses 50 ans, je lui ai même brodé une serviette de bain. Mais il ne veut pas s’en servir », sourit son épouse.
Cap sur le monde de Loeb et des rallyesLa pièce d’à côté est, quant à elle, dédiée à une autre collection : le rallye et Sébastien Loeb. Mais pour cela, pas davantage d’explications que pour James Bond. La passion, ça ne s’explique pas ! « Mais en premier, c’est James Bond. Ça m’a toujours plu ! »
Comme pour le 007, les étagères sont couvertes de scènes de rallye. Plus de 250 et une centaine de petits véhicules. Voilà que le facteur arrive avec un colis. À l’intérieur, encore un mini-bolide. « Ça faisait 6 mois que je l’attendais ! » Un enthousiasme presque enfantin qui lui promet de longues heures de déco sur le véhicule.
Dans quelques mois, la retraite. Au programme, une révision de ses deux collections. « Avec le temps, les autocollants, les scotchs et des parties des scènes se décollent. Je vais tout reprendre. » Il pourra aussi donner un coup de main à ses deux fils à qui il a transmis un peu de sa passion. L’un collectionne les engins de travaux publics, l’autre les hélicoptères !
