Pourquoi les concurrents de l'Expérience Grande Traversée Volcanic ne sont pas passés par les sommets du Cantal
En regardant par la fenêtre du train qui amenait les coureurs de Volvic au Lioran, difficile de comprendre pourquoi l’organisateur avait été obligé d’utiliser un parcours de repli pour l’Expérience Grande Traversée Volcanic (XGTV). Mais dès le premier pied dehors posé, le froid glaçant des monts du Cantal rendait cette décision bien plus compréhensible.
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Exit le plomb du Cantal, le puy Mary, les crêtes cantaliennes. Après le départ du Lioran, les coureurs ont immédiatement pris la direction du col de Pertus, de Mandailles-Saint-Julien puis du col du Redondet où ils ont basculé vers le nord du département. « Avec le givre, le fort vent et des températures ressenties de –10°, on a préféré prendre un itinéraire de repli », explique Damien Poulet, le coordinateur de l’événement.
Arrivés prévues entre jeudi soir et vendredi minuitÀ 10 heures, ce mercredi 17 mai, les 77 coureurs retenus par l’organisateur se sont donc élancés pour 198 kilomètres au lieu des 224 prévus. Un parcours plus roulant dans le Cantal, et, plus loin, le puy de Sancy pourrait bien aussi être contourné par l’ouest, en fonction des conditions.
Toutefois, malgré ces imprévus, la difficulté reste de taille. Le vainqueur est attendu jeudi à Volvic, après 30 à 35 heures de course, et les derniers arriveront seulement dans la nuit de vendredi, avant minuit, heure limite fixée. Le défi d’une vie pour certains, même si tous ont déjà bouclé une course de plus de 100 km, condition pour espérer obtenir un dossard.
Avant le départ, le vainqueur de l’an passé, Alexandre Beraud, a bien résumé l’affaire : « Prenez du plaisir, il va y avoir plein de bons moments. Mais s’il y a des hauts, il y aura aussi des bas dans lesquels il faudra serrer les dents. » Rendez-vous à Volvic désormais.
Mathieu Brosseau
