Mélenchon, école, Allemagne : le courrier des lecteurs de L’Express
Electricité : l’Allemagne carbonisée
Dominique Grenèche, Marcoussis (Essonne)
Il est temps de voir la réalité en face sur la révolution énergétique allemande, avec sa priorité absolue donnée à la production d’électricité renouvelable et "en même temps", à l’abandon purement dogmatique du nucléaire. En dépit d’investissements considérables, elle n’a pratiquement pas diminué ses émissions de gaz à effet de serre (GES) ces dernières années. C’est un échec total, et cela pour une raison irréfutable : quand il n’y a pas de vent et pas de soleil, et qu’il faut nécessairement produire de l’électricité qui n’est pas stockable, la seule solution consiste à faire tourner les centrales au charbon et au gaz, toutes deux largement émettrices de GES. Sevrée du gaz russe, l´Allemagne a recouru de façon accrue au charbon et au pétrole pour le remplacer. ("L’Allemagne parie sur le renouvelable" - L’Express du 27 avril).
Education : ne nous trompons pas de cible
Eric Menestrier, Strasbourg (Alsace)
Je m’étonne de la teneur l’analyse de Nicolas Bouzou. A vouloir systématiquement opposer les fonctionnaires au privé, il ne voit pas que l’hôpital et l’Education nationale ne tiennent que grâce au professionnalisme et à l’engagement de ses personnels. Cela fait des décennies que nos dirigeants s’attachent à les faire dysfonctionner par la répétition de réformes. Il faut évaluer ces politiques ? Je suis d’accord, mais ne nous trompons pas de cible. Quant à l’Allemagne, il faut aussi comparer ses objectifs éducatifs qui accordent une grande place aux filières professionnelles et à son organisation décentralisée qui donne beaucoup d’indépendance aux établissements. La proposition d’Emmanuel Macron ne va pas dans ce sens. C’est du faux privé dans le carcan du ministère de l’Education nationale ; et ce sera un échec de plus. ("Services publics : assez de promesses, place aux résultats", L’Express du 4 mai).
Mélenchon sur les traces d’Erdogan ?
Daniel Couturier, Nîmes (Gard)
Après votre Une sur Mélenchon, une couverture sur Erdogan… Si l’on mesure le caractère démocratique d’un homme politique à sa capacité à rendre le pouvoir dans des conditions normales, (opposition démocratique, accès aux médias, justice indépendante etc.) alors, clairement, en France, Jean-Luc Mélenchon est celui dont on peut avoir le plus de doute sur cette capacité - d’où cette filiation avec Erdogan. Les preuves sont nombreuses. J’en citerai deux : sa réaction outragée à la perquisition de son parti et la manière dont il a insulté un journaliste qui ne lui posait pas les "bonnes" questions. C’est pourquoi l’on peut avoir de vrais doutes sur sa stature d’homme d’Etat. ("Erdogan, le risque du chaos", "La chute de Mélenchon", L’Express du 4 mai et du 27 avril).
Quand la démocratie recule
Chantal Bourry, Jonzac (Charente-Maritime)
Il fut un temps où la démocratie était à l’honneur. Or de plus en plus d’Etats s’en éloignent aujourd’hui. En Inde, minorités et opposants sont bafoués. Les pouvoirs russe et chinois font cœur avec des pays islamiques comme la Turquie pour la condamner, sinon ouvertement, au moins dans les actes. Cette régression de la démocratie, avec la recrudescence de régimes totalitaires, est à la fois inattendue et très inquiétante. ("En Inde, l’effrayante main de fer de Modi sur Internet", L’Express du 27 avril).
Bravo, Christophe Donner !
Christian Roure, Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône)
Je commence toujours la lecture de L’Express par la dernière page signée Christophe Donner, et là, quel bonheur ! Je reviens de Naples, tout est dit de cette ambiance unique au monde. Merci. Bravissimo ! ("La più bella città, par Christophe Donner", L’Express du 4 mai).
Des "sages" trop politiques
Eric Garnier, Villemomble (Seine-Saint-Denis)
Nommés par des hommes politiques, les neuf "sages" du Conseil constitutionnel sont soupçonnés d’en être dépendants. Leur mode de nomination doit être totalement revu. Trop d’entre-soi délétère. ("Retraites : la tâche impossible du Conseil constitutionnel", sur Lexpress.fr).
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Chacun le sait, ou le sent : les langues sont l’expression d’une sensibilité, d’un certain rapport au monde, d’un regard sur la vie. En cela, elles sont une richesse pour toute l’humanité. Or, si l’on ne fait rien, la plupart de nos langues dites "régionales" auront disparu d’ici à la fin du siècle. Quant à notre idiome national, il est malmené par notre manie collective des anglicismes. Rédigée par Michel Feltin-Palas, "Sur le bout des langues" est une lettre d’information lancée par L’Express pour défendre et célébrer la diversité linguistique. Son positionnement éditorial en fait un objet unique dans la presse nationale. Diffusée uniquement sur Internet, elle sera désormais réservée aux abonnés de l’Express.
