Les syndicats d'enseignants de l'académie de Clermont-Ferrand contre "la casse du lycée professionnel"
Les déclarations d'Emmanuel Macron le 4 mai, puis celles de Pap Ndiaye le lendemain avaient déjà ravivé la colère des syndicats d'enseignants, toujours hostiles, depuis leurs grèves du mois d'octobre, à la réforme promise de la voie professionnelle.
Il a fallu "une goutte d'eau" le week-end dernier, pour conduire plusieurs de ces syndicats (Snetaa-FO, CGT Éduc’action, FSU et Sud) devant le rectorat de Clermont-Ferrand ce mercredi après-midi : l'affichage par Inserjeune, un service en ligne officiel d'aide à l'orientation des jeunes en voie professionnelle, de nombreuses formations, notamment tertiaires, signalées fermées.
Un bug informatique ? Ou "un ballon d'essai envoyé par le ministère", comme l'évoque Christophe Morlat, au Snetaa-FO ? Le site en question a été "nettoyé" mardi, mais cet incident a crispé un peu plus les syndicats, vent debout contre un projet de réforme "synonyme de casse du lycée professionnel".
"Les annonces sont catastrophiques, c’est encore pire que ce qu’on redoutait. Il y a tout ce qu'il y avait déjà en octobre, avec en plus la fermeture annoncée par le ministre Pap Ndiaye de 80 filières du tertiaire pour la rentrée 2023."
"Qu'il y ait des fermetures, pourquoi pas, mais tous ces élèves qui viennent sur les sections tertiaire comme la vente ou le commerce, ils vont faire quoi ?, interroge Christophe Morlat. On ne nous parle que de fermetures. Et les ouvertures ? Nous, on demande par exemple l'ouverture de BTS dans nos lycées professionnels."
Après ce rassemblement académique organisé "dans l'urgence", l'intersyndicale constituée en octobre doit se réunir ce jeudi 11 mai à Clermont-Ferrand pour réfléchir à de nouvelles actions.
Isabelle Vachias
