Un dernier match réussi contre Biarritz pour les Aurillacois qui quittent le club (38-12)
Tout a été fait pour leur rendre hommage, ce vendredi 5 mai, au stade Jean-Alric, et les joueurs qui jouaient leur dernier match sous les couleurs aurillacoises n’ont pas manqué leur rendez-vous.
À commencer par le duo Jimmy Yobo-Albert Valentin sur les lignes arrières qui avait décidé de mettre le feu à la défense biarrote. Et il s’en est fallu de peu pour que Valentin inscrive un dernier essai avec le Stade. Mais, sur sa première chance, il laissa échapper la balle offerte par… Yobo qui avait pris l’intervalle.
Sur sa deuxième opportunité, c’est l’arrière du BO, Ilian Perraux, qui le priva de ce dernier frisson, en déviant la passe de Neisen qui lui promettait l’essai. L’essai de pénalité accordé par l’arbitre récompense tout de même son match et son activité.
Les larmes de YoboAvant un dernier frisson, à sa sortie, à la 62e minute, où chacun de ses partenaires, et quelques adversaires, ont pris le temps de l’étreindre sous les applaudissements nourris du public. Celle de Jimmy Yobo, à la 77e, ajoutera une touche d’émotion et de larmes.Jimmy Yobo et les joueurs partants ont reçu un maillot.
Dans le huit de devant aussi, les joueurs qui quittent le club ont fait leur match. Jean-Baptiste Singer a mis son équipe sur les rails. En la faisant avancer, à chaque impact, à chaque prise de balle, et en inscrivant aussi le premier essai de son équipe. En force. De quoi donner une autre allure à un match qui n’avait pas bien commencé du tout.
Au sein de la mêlée, dominatrice tout le match, les premières lignes Adrian Smith et Henzo Kiteau ont eux aussi parfaitement abattu leur besogne, une dernière fois en Rouge et Bleu. Un œil tatillon pointerait du doigt le déchet et les pénalités concédées dans les rucks en première mi-temps, mais en ce soir de célébration, personne ne retiendra cela. Plutôt leur générosité au rude combats qu’Aurillac promet toujours aux visiteurs. Génération après génération.
Mathieu Brosseau
