Des coups violents et un mobile futile : ce que l'on sait du meurtre d'un homme, à Aubière
La résidence Les Ramacles, dans le centre-ville d’Aubière, a retrouvé son calme, ce jeudi, après le va-et-vient des enquêteurs de la police judiciaire et de la police scientifique qui avaient investi les lieux, la veille. Seule trace encore visible de leur passage : un scellé sur la porte d’un appartement avec la mention « meurtre ».
Il gisait dans une baignoireC’est dans ce logement, situé au troisième étage de cet immeuble tranquille et récent, en partie occupé par des retraités, que le corps sans vie d’un homme a été découvert, mardi. La dépouille de Jean-François Perrin, un Clermontois de 42 ans, gisait dans une baignoire et présentait des traces de coups violents au niveau de la tête.
Peu de temps avant cette macabre découverte, le locataire de l’appartement, un homme de 40 ans, s’est présenté au bureau de police du quartier Saint-Jacques, à Clermont-Ferrand. Devant les fonctionnaires, il a affirmé avoir commis des violences sur la victime. L’Aubiérois a été aussitôt placé en garde à vue. Hier, un second homme, suspecté d’avoir participé à cet homicide, a été interpellé et placé en garde à vue.
Un déferlement de violencesD’après les premiers éléments, issus notamment des leurs auditions, les deux mis en cause ainsi que la victime, tous trois sans emploi, vivant du RSA et ayant eu affaire à la justice, se connaissaient bien. Le déferlement de violences, fatal au Clermontois, aurait pour origine un mobile futile, à savoir une dette de 20 euros que celui-ci avait contractée. Il aurait aussi pour contexte une forte alcoolisation.
Les résultats de l’autopsie, qui permettront d’éclairer les causes exactes de la mort, étaient encore attendus, ce jeudi. La victime aurait notamment été frappée à l’aide d’un objet contondant. Un marteau, avec des traces de sang sur le manche, a été découvert dans l’appartement. D’après le parquet, le quadragénaire aurait aussi été attaché.
Des questions sur le rôle de chacunLes policiers de la Direction territoriale de la police judiciaire doivent encore lever plusieurs zones d’ombre, en particulier le rôle de chacun des suspects. À l’issue de leur garde à vue, ces derniers devraient être présentés à un juge d’instruction, vendredi, en vue d’une probable mis en examen.
Olivier Choruszko
