En colère, les infirmiers libéraux du Puy-de-Dôme se"saignent" au CHU de Clermont-Ferrand
Certains sortent déjà leur carte d’identité devant l’entrée. C’est une des conditions pour être pris en charge à l’établissement français du sang, au CHU Gabriel-Montpied.
Ce jeudi après-midi, ce sont des donneurs en colère. Ils sont une bonne trentaine d’infirmiers libéraux du Puy-de-Dôme pour une opération don du sang, parce que, "quitte à se faire saigner, autant que ce soit utile".
Un mouvement qui gagne l’Hexagone, né des réseaux sociaux, d’un groupe "asyndical et apolitique" des "infirmiers libéraux en colère".
Des revalorisationsDenis Cornet, 33 ans, d’un cabinet à Thiers, chapeaute l’antenne au niveau local. Il assure que les infirmiers ont "perdu 20 % de leur pouvoir d’achat en 10 ans".
"C’est fini l’image d’une profession qui gagne bien sa vie, s’emporte le trentenaire. Certains actes, c’est du bénévolat."
Le mouvement réclame principalement une revalorisation de leurs actes médicaux, des indemnités de déplacements et kilométriques mais également une réévaluation de certains tarifs qui poussent des professionnels "à refuser les soins sur les patients lourds."
Erwan Rousseau
