Nathalie Verplaetse, nouvelle secrétaire d'Alliance Police, dénonce le manque de policiers dans l'Allier
Policière, c’est une vraie vocation pour elle, depuis qu’elle regardait des policiers à la télévision avec ses parents. Nathalie Verplaetse, 45 ans, est policière dans une brigade de nuit à Moulins, et depuis le 20 janvier, la nouvelle secrétaire départementale du syndicat Alliance, succédant à Christophe Angiolini.Depuis le début de sa carrière en tant qu’adjointe de sécurité, dans la Nièvre, elle est syndiquée. Elle a voulu s’engager pour « défendre les collègues, les écouter et leur répondre ».
Problème d’attractivitéPour elle, le problème numéro un, ce sont les effectifs. « Tous les secteurs sont en souffrance, l’investigation, la voie publique. Par exemple à Moulins, la bac nuit a été mise en sommeil pour récupérer du personnel, maintenant, c'est le groupe de soutien à la voie publique parce qu’on manque de monde », explique Nathalie Verplaetse. Elle estime qu’il manque une dizaine de personnes à Moulins, et pareil à Vichy et Montluçon.
Un problème qui vient notamment de l’image du métier : « nous avons un problème d’image. Après les attentats, tout le monde nous applaudit et après ils ont oublié. On est redevenu des méchants, on est même pris pour cible. Même dans notre département, lors par exemple de refus d’obtempérer ».Avec moins de personnel et plus de pression, « c’est compliqué. On en demande beaucoup à ceux qui sont présents ».
La syndicaliste est également attentive aux équipements : « c’est primordial, ça nous permet de travailler dans de bonnes conditions, avec du bon matériel. Mais pour le moment, de ce côté-là, ça se passe bien ».
Le syndicat s’est déjà engagé contre la réforme des retraites et a prévu de continuer à s’opposer à la réforme.La policière souligne la bonne entente avec le parquet de Moulins et avec la hiérarchie.
Marie Collinet
