L’écriture décapante d’une écrivaine pas comme les autres
Écrivaine ? Avant que de parler de ses ouvrages, Dominique Uhlen préfère avancer comment elle s’est nourrie d’expériences et d’émotions diverses. L’exutoire écriture n’est venu qu’après…
Un peu comme s’il fallait remplir sa cartouche d’encre avant de passer à la page blanche. Dominique Uhlen, néovichyssoise, a eu plusieurs vies. Enfance un tantinet bourgeoise, étude de droit puis de psycho, DRH - « pas de la poésie le job » -, directrice de la mission locale à Thiers durant trente ans.
En retraite désormais, elle reste présidente du Centre d’information des droits et des familles, présidente de Volcans d’images qui informe sur la connaissance des réseaux sociaux, et administrative du Save de Vic-le-Comte qui prône l’insertion par le travail.
Elle a passé quatre ans sur un fauteuil roulant à se demander si on allait lui couper la jambe, survécu à deux cancers. « Il faut avoir la foi du charbonnier. »
Le fil rouge à toutes ses parenthèses, la rébellion. « Contre l’institution familiale qui enfermait les filles dans un rôle de midinette, contre le monde du travail qui salarie a minima les femmes, contre l’école qui écrème, contre les injustices de la vie, contre la condition féminine en général. On reste sur les fesses quand on sait que la loi qui interdisait aux femmes de porter le pantalon n’a été abrogée qu’en 2003. »
Un style éclectique et électriqueDe tout ce long listing de « contre », elle en a fait un « pour ». Pour la défense de toutes les formes d’exclusion et de discrimination, son combat de toujours. « Tendre la main, redonner confiance. » Attention, si elle juge la jeune génération féminine un peu molle du genou et trop installée sur les acquis d’hier, elle invite à la prudence en matière de féminisme. « Question d’équilibre là ! ».
Le temps de l’écriture est venu dans les affres d’une possible amputation. D’abord, un témoignage suite à la disparition de sa sœur, L’adieu et les larmes. Deux autres ouvrages ont été édités, Le locataire - genre polar noir sauce Chandler – et des nouvelles décapantes - petites parenthèses déjantées. « L’imagination se sert inconsciemment ou pas de son vécu. »
D’autres titres sont en discussion avec des éditeurs. On écrit pourquoi Dominique ? Pour soi, pour le plaisir, pour exorciser. « Perso, pour le plaisir de me savoir lu ! ».
Contact. Dominique. ulhlenmazzia@orange.free.
