Un avion de combat a bien effectué un vol supersonique au-dessus de Brive, ce vendredi 30 septembre
Un "bang" tonitruant, les vitres et les murs qui tremblent... C'est bien un vol supersonique qui a causé un certain émoi à Brive-la-Gaillarde, en Corrèze, ce vendredi 30 septembre.
Témoignages. Sur notre page Facebook, les témoignages ont afflué depuis 16 heures, ce vendredi 30 septembre. Vous avez entendu le bang à Brive, à Malemort, à Vignols... "Entendu en Dordogne aussi ! On a fait un de ces bonds ! On aurait dit qu'un mur tombait !", nous écrit Eve.
Porte-parole de l'armée de l'Air et de l'Espace, le colonel Yann Malard a confirmé à La Montagne un "passage supersonique" au-dessus de Brive, aux environs de 16 heures.
Un vaste exercice en coursComme on pouvait le penser, c'est bien le vaste exercice mené actuellement par l'armée de l'air qui est à l'origine de ce "bang" supersonique.
Baptisé "Volfa", cet exercice couvre la majorité du territoire métropolitain, en se concentrant essentiellement sur trois zones d’entraînement : le Massif Central, le Sud-Ouest et le Golfe de Gascogne. Il mobilise, jusqu'au 14 octobre, depuis la base aérienne de Mont-de-Marsan, une soixantaine d'aéronefs des forces françaises mais aussi de certaines forces étrangères, de l'Otan notamment. L'objectif : entraîner les équipages au combat de haute intensité.
Une vingtaine de chasseurs dans le ciel de BriveDans l'exercice du jour, c'est soit un rafale, soit un mirage 2000 qui a passé le mur du son au-dessus de Brive. Et si un appareil uniquement a franchi la vitesse supersonique, il n'était pas seul dans le ciel : "On peut avoir jusqu'à une vingtaine de chasseurs", explique le colonel Malard.
Tous ceux qui ont entendu le bang peuvent être certains d'avoir été survolés par l'avion en question, puisque "le bang supersonique a suivi toute la trajectoire de l'avion".
Le vol supersonique, essentiel pour les équipagesL'exercice doit donc se poursuivre jusqu'au 14 octobre prochain, mais le colonel Malard se veut rassurant. "On n'aura pas des passages supersoniques tout le temps. On les limite " Mais les pilotes ont besoin d'effectuer des vols au-delà du mur du son, dans le cadre de leur entraînement.
"C'est très important pour les équipages. Ce sont des cas de figure dans lesquels on voit d'autres choses, c'est important pour l'appropriation des techniques de combat." Le plus étonnant, c'est qu'à bord de l'appareil, "on ne sent absolument pas qu'on passe en vitesse supersonique", assure le colonel. Ce sont uniquement l'anémomètre et le machmètre qui permettent au pilote de savoir qu'il a passé le mur du son, donc qu'il a volé à plus de 1.000 km/heure.
Le colonel souligne aussi que, face "au contexte dans lequel on est, c'est important d'avoir une défense qui est prête".
Pomme Labrousse
