Mory Diaw, Johan Gastien et Neto Borges sur les podiums des performances athlétiques de Ligue 1
Comme la saison dernière lors de la fenêtre internationale d’automne, la Ligue de football professionnel (LFP) a dévoilé les premiers classements concernant les meilleures performances athlétiques de ce début de championnat de Ligue 1.Il y a un an, et après neuf journées contre huit cette fois, le Clermont Foot était présent sur plusieurs podiums : 2e au nombre de sprints effectués (194) et de duels gagnés au sol (61) pour Akim Zedadka, toujours 2e au nombre de tirs cadrés pour Mohamed Bayo (13), 3e à la distance totale parcourue par l’équipe (1.037,8 km), et en tête au classement des passes, totales et réussies (709 et 616), pour Johan Gastien.
Johan Gastien en mode marathonienEn 2022-2023, seul le milieu est encore là. Au propre comme au figuré, puisque le « lauréat » de cette catégorie lors du dernier exercice domine à nouveau le classement de la distance moyenne parcourue… avec une performance identique (12,2 km par match). Il est aussi sur la 3e marche du podium au nombre de passes (638, pour 542 réussies).
Diaw à la parade, Borges au sprintLe gardien Mory Diaw, 2e au total d’arrêts (34) derrière le Monégasque Nübel (38), et le latéral Neto Borges, 2e « sprinteur » (22,3 courses à haute intensité par journée) derrière le Toulousain Aboukhal (28,4) pour la 6e distance totale (1,32 km), figurent également au tableau d’honneur.
Un impact offensif moindreIl faut fouiller un peu plus en profondeur, notamment au rayon des performances collectives, pour en fait trouver des différences significatives entre les deux « CF63 » en Ligue 1. Elles apparaissent, sans surprise, dans le secteur offensif où Muhammed Cham, avec 22 centres et 5 tirs cadrés (3 buts), ne peut compenser à lui seul les 50 centres (avec un match en plus) de Jason Berthomier et les 13 frappes (pour 4 buts) de Bayo.
Le 3-4-3 plus attentiste que le 4-2-3-1Les Auvergnats marquent moins (9 contre 11), c’est un fait, mais seraient-ils moins dangereux ? C’est une hypothèse. La possession de balle clermontoise est en baisse (49,39 % contre 53,61), le nombre de sprints (122,1 contre 147,8) et la distance totale parcourue (112,6 km contre 117,5 sur l’ensemble de la saison) aussi. Mais il faut surtout voir là le fruit du passage à un système à trois défenseurs centraux après la 4e journée, qui implique la disparition d’un élément au profil offensif.
Face à des équipes du calibre de Marseille (0-1) ou de Strasbourg (0-0), voire de Toulouse (2-0) qui a davantage tenu le ballon que les joueurs de Pascal Gastien, le bloc densifié dans l’axe et positionné plus bas, contraignant l’adversaire à poser le jeu le temps de trouver un intervalle, a effectué moins de déplacements et de courses pour combler les espaces.
Des stats collectives qui confirment, quoi qu’il en soit, que le Clermont Foot, avec ses recrues à intégrer et cette évolution tactique à digérer, s’adapte plus que par le passé à son adversaire et mise sur le pragmatisme pour décrocher son maintien.
Sébastien Devaur
