Les pompiers de l'Est Cantal se forment aux feux de forêts et s'adaptent au changement climatique
Cinq véhicules stationnés, des centaines de mètres de lance déployées, une grosse vingtaine de pompiers en ébullition… mais qu’on se rassure, Ruynes ne brûle pas. La commune est, comme chaque année à l’instar de Pleaux, le théâtre d’un stage feux de forêt. Une semaine pendant laquelle 17 volontaires profitent des conseils de six formateurs (de Saint-Flour, Aurillac et Mauriac).
Un risque accruUn engagement personnel de ces derniers salué par le commandant Mariou, pour lequel ces moments sont de plus en plus précieux. « On mesure aujourd’hui les effets du changement climatique, et on doit s’y adapter. Concrètement, cette année, cela a signifié que nos hommes ont été mobilisés comme jamais pour renforcer les équipes luttant contre les grands feux, que ce soit en Gironde, dans l’Aude, en Isère, dans la Drôme, le Vaucluse, le Gard, la Charente… 46 hommes au total, pour plus de 60 jours hors département. Et puis, si aujourd’hui nous sommes encore épargnés par ce type de feux, on voit que le risque est de plus en plus grand. Le dessèchement de certaines espèces, comme les épicéas, est un facteur de propagation des incendies. »
Préserver l'eauAutre adaptation nécessaire mise en pratique : la consommation d’eau.
Aujourd’hui, on doit faire très attention. Ne plus s’alimenter sur les sources d’eau potable, ou celles traitées par les collectivités, ne pas vider les châteaux d’eau. Ce bien est précieux, et notre mission est de protéger la population mais aussi l’environnement.
L'eau, un bien précieux pour les pompiers Et ce, avec des moyens humains toujours plus contraints. « La notion d’engagement se perd sur la jeune génération, et toutes nos missions sont touchées parce qu’on manque de volontaires. » Mais il y en a encore, profs, employés de mairie, boulangers comme agents hospitaliers, à offrir une semaine de leur vie pour être le plus efficace possible sur le terrain.
Yann Bayssat
