Nouveaux adeptes, soleil et clientèle étrangère : « l'été exceptionnel » du naturisme dans le Puy-de-Dôme
Depuis sa création en 1963, le camping associatif La Serre de Portelas, à Saint-Saturnin, s’est fait une place dans les guides touristiques spécialisés. Il a même eu sa page dans Voir la France tout nu (Hachette, 2021) parmi 70 autres structures. Ces dernières années, les vacances basées sur le « retour à l’état naturel » connaissent un regain d’intérêt.
Recherche de liberté et lâcher prise« Le Covid a changé beaucoup de choses. Il y a une prise de conscience globale, une envie de vivre des vacances proches de la nature. Les touristes cherchent la liberté, une forme de lâcher prise et veulent retrouver un espace de vie, ne plus être entassés sur une plage. »
De plus en plus de jeunesCet été, le camping géré par l’association Club du Soleil de Clermont-Ferrand a accueilli de nombreux nouveaux campeurs. Certains appelaient sur la route, entre la côte Atlantique et Lyon, pour faire une halte au cœur des volcans d’Auvergne. Des locaux sont aussi venus essayer le naturisme. « Les jeunes sont de plus en plus intéressés. On en a eu qui devaient rester pour une journée et ont décidé de prolonger », indique Laurent Margeridon, aussi bénévole.
Un tiers des campeurs sont étrangers« Pour nous, l’été a été exceptionnel », avance-t-il, à quelques jours de clôturer la saison. « Du fait de l’ensoleillement, nous avons plus de monde que d’habitude en juillet et avons fait un très bon mois d’août. Juin a été plus calme et essentiellement animé par la clientèle hollandaise. » Un tiers des campeurs sont étrangers et souvent originaires de Belgique, Hollande ou Allemagne, pays où le naturisme est un mode de vie bien ancré.
Lisa Douard
