Cinq plans d'eau du Puy-de-Dôme privés de baignade en raison de cyanobactéries
En début de semaine, ils étaient trois. Depuis ce jeudi 21 juillet, ce sont cinq plans d’eau du Puy-de-Dôme qui sont interdits à la baignade, preuve que la situation sanitaire évolue très vite dans un sens comme un autre.
Impropres à la baignade en raison de la présence de toxines créées par des cyanobactéries, ces plans d’eau sont situés à Super Besse (lac des Hermines), Ambert, Saint-Gervais- d’Auvergne (étang Philippe) Saint-Victor-la-Rivière (camping de la Ribeyre) et Aubusson-d’Auvergne. Dans le cas de ce dernier, la mesure est préventive : des dépôts verts ont été observés, certes loin des zones de baignade, mais « il a été décidé de fermer par précaution et effectuer des analyses », précise l’Agence régionale de santé (ARS).
La chaleur favorise les cyanobactériesLes conditions météorologiques de ces derniers jours ont favorisé le développement de cyanobactéries, « qui aiment les fortes chaleurs et les eaux stagnantes ». Mais la canicule n’est pas la seule cause : « il existe plusieurs facteurs, et il est très difficile de prévoir les évolutions », poursuit l’agence. Sauf seuils d’alerte remarquables, les relevés sont effectués toutes les deux semaines.
Ce ne sont pas les cyanobactéries qui sont la cause des fermetures, mais les toxines qu’elles produisent.
Quatre types sont recherchés, qui peuvent avoir des conséquences sur la santé des humains comme des animaux. Des infections peuvent surgir suite à l’ingestion d’eau ou par contact. Cela peut aller des maux de ventre jusqu’au décès. Un cas extrême « qui n’est jamais arrivé en France, mais dans d’autres pays, oui, dans le cas où l’eau était consommée de manière régulière ».
Il ne reste plus qu'aux sites concernés à prendre leur mal en patience, et, quand ils le peuvent, à proposer d’autres activités, comme nous l’expliquait en début de semaine Vincent Gatignol, à Super-Besse : pédalos, structures gonflables.
Faute de maître-nageur à Ambert. La municipalité d’Ambert n’ayant pas trouvé de maître-nageur pour surveiller la baignade au bord de son plan d’eau, cette dernière avait par ailleurs été déclarée interdite cet été.
Laurent Bernard
