A Vallon-en-Sully (Allier), le musée d'histoire naturelle se trouve dans un dépendance du château de Peufeilhoux
Propriétaire du château de Peufeilhoux depuis le 3 juillet 2013, à Vallon-en-Sully, Claude Thévenin a aménagé son musée d’histoire naturelle en 2015. Baptisé « Les merveilles du monde », il a pris place dans une dépendance qui abritait autrefois les chevaux.
« Ce sont des collections qui viennent de mes grands-parents et arrière-grands-parents qui sont aujourd’hui introuvables et que l’on ne peut plus présenter en raison de la convention de Washington. Il m’a fallu un an et demi pour obtenir les autorisations ». Le châtelain nous présente cinq pièces rares.
Le cypraea aurantium présente la particularité d'être de couleur orangée.
1. Le coquillage de couleur orangéeCe coquillage, le cypraea aurantium, est extrêmement rare et j’ai la chance d’en avoir six », commente Claude Thévenin. Originaire d’« une toute petite partie de l’océan indien » et de l’ouest de l’océan pacifique, il est de couleur orangée alors que la plupart des coquillages - on emploie aussi le terme de porcelaine - tendent plutôt vers le marron ou le blanc.
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« Tenez-vous bien, des coquillages, j’en ai 100.000 et là je n’en présente même pas 1.000. Je pourrais faire un musée qu’avec des coquillages » ! La pièce présente trois vitrines de cypraeas, de clams et de cônes.
On trouve cet escargot de mer géant dans les eaux boueuses et peu profondes.
2. L'escargot de mer géantCet escargot de mer géant (au centre de la photo), le mélo amphora, mesure cinquante centimètres alors que sa grandeur habituelle est de trente. On le trouve dans les eaux boueuses et peu profondes du sud de l’Indonésie et dans la moitié nord de l’Australie.
« Il faut savoir que ce coquillage grossit toute sa vie jusqu’à ce qu’il meurt. Les stries que l’on voit correspondent à ses années de vie. A force de le pêcher ou de le manger, on ne lui laisse plus le temps de grossir. Je suis le seul avoir un spécimen comme ça en France » !
Cette éponge corallienne est originaire de l’océan pacifique.
3. Une éponge des mers chaudesCette éponge corallienne des mers chaudes est originaire de l’océan pacifique. « Elle a une forme creuse, elle est assez petite. J’en ai des beaucoup plus grandes qui font 1,5 mètre et que je n’ai jamais exposées ». Il ne s’agit pas d’un végétal mais d’un animal tout comme les coraux. Leur couleur est due à des pigments, des sels métalliques comme le fer, voire à des algues ou à des bactéries.
Ces perles d’eau douce, présentées par Claude Thévenin, que l’on pêche dans certains étangs d’Europe, sont extrêmement rares.
4. Le collier de perles d'eau douceLes perles blanches (ou roses pour cet exemplaire) d’eau douce, que l’on pêche dans certains étangs d’Europe, sont extrêmement rares. Pourquoi ? Parce que pour trouver une seule perle, il faut ouvrir, en moyenne, 800 grandes moules ! « C’est ce qu’affectionnait Catherine De Médicis. Et quand on voit ce qu’elle avait sur ses robes, ça laisse rêveur » ! Le collier de perles blanches exposé au musée provient du grand-père.
Ce bébé poulpe est unique en son genre.
5. Le bébé poulpeCe bébé poulpe, « naturalisé en entier », est l’une des plus belles pièces du musée de par sa rareté. Il se trouve dans la vitrine consacrée aux nautiles, seuls céphalopodes présentant une vraie coquille externe, l’animal ne vivant que dans le premier tiers. Le reste est divisé en plusieurs compartiments nacrés que l’animal vide ou remplit d’eau pour monter ou descendre.
Claude Thévenin est propriétaire du château de Peufeilhoux depuis bientôt dix ans.
Pratique. Le musée d'histoire naturelle se trouve au château de Peufeilhoux, à Vallon-en-Sully, le long de la D2144 entre Vallon et Meaulne. Il est ouvert d'avril à fin octobre, les dimanches et jours fériés toute la journée, les après-midi de 14 h à 20 h sauf le samedi. Tarif adultes : 10 euros (visite du musée, du château, des parcs et jardins).
Fabrice Redon
