Le fleurissement de la ville d'Ambert (Puy-de-Dôme) tient compte des changements climatiques
Le fleurissement estival de la ville est en cours depuis quelques semaines. Kevin Neel et ses 15 agents du service Environnement sont à pied d’œuvre, aidés dans leur tâche par 4 employés saisonniers. « Tous les ans, on choisit un thème couleur différent, souligne Corinne Mondin, adjointe à l’environnement, à l’urbanisme et au centre-ville. Cette année on est dans des jaunes orangés, des tons doux.» L’autre choix fait depuis quelques années, c’est de réduire petit à petit les plantes annuelles au profit des vivaces.
Des fleurs plus résistantes au changement climatique« Avec les vivaces, on consomme beaucoup moins d’eau, commente Corinne Mondin, et on passe moins de temps à l’arrosage. On économise aussi puisqu’on évite d’acheter des annuelles. Et Kevin est très attentif aux espèces qui peuvent se développer au mieux en fonction des lieux. »
En plus, avec les vivaces, la démarche est plus écologique, on respecte plus la nature endémique. Elles sont aussi plus résistantes aux changements climatiques.
Petit à petit, les plants sortent de la serre du service Environnement et prennent place dans les bacs et massifs du centre-ville. 5 200 plants ont ainsi été achetés cette année, chez un producteur français et pour une somme totale de 7.000 €. « Ça représente une baisse importante sur le coût, commente l’adjointe. Avec les vivaces, on a et on aura de moins en moins d’achat à faire d’année en année. »Jaune orangé - Des teintes douces qui ont été choisies cette année
Les principaux points de fleurissement, outre les bacs du centre-ville, sont disséminés de la place Georges-Courtial à la gare, des abords du Passage Kim-en-Joong à la place Notre-Dame-de-Layre où le talus qui fait face au lycée a été entièrement repensé.
Papyrus, ficus et bananiersEt pour donner un peu plus de volume aux compositions florales, des plantes plus conséquentes, telles que papyrus, ficus ou bananiers viennent se marier aux plantations.
Du côté de la base de loisirs, le choix a été fait de ne pas réaliser un réel fleurissement, mais plutôt de « maîtriser » les plantes qui y poussent naturellement. « C’est dans la lignée du Conseil régional et de la Fredon, explique l’élue, ne pas fleurir systématiquement mais paysager en se servant des plantes endémiques, les structurer. » Le jardin Chabrier a bénéficié lui d’un tout autre traitement :Base de loisirs - Pas de fleurissement au plan d'eau mais une maitrise des plantes endémiques
Il est entretenu avec beaucoup de vigilance, nous voulons garder son esprit “jardin début XXe siècle”. Ce côté jardin urbain n’est pas une chose qui est de mise dans les autres lieux où on ordonne la nature qui s’implante naturellement.
« Il faut trouver un mélange résistant au passage des véhicules »En centre-ville, outre l’entretien des jardinières mises en place par les services de la mairie, le projet « Habiter Ambert en Vert », initié pendant la mandature de Myriam Fougère, est toujours d’actualité. « Une dizaine de conventions ont été signées avec des habitants », détaille Corinne Mondin.
Ce dispositif permet une sorte de partenariat entre mairie et résidents du centre-ville. La commune met en place des plantes grimpantes le long des murs des habitations. À charge ensuite des habitants qui ont signé la convention de les arroser et de les entretenir.
Parmi les projets qui devraient voir le jour prochainement, l’enherbement des allées du cimetière :
On fait actuellement des essais sur trois petites zones de 15 m², et ce depuis le printemps. Il faut trouver un mélange résistant au passage des véhicules. On devrait avoir quelque chose de proche d’un tapis végétal, avec beaucoup de trèfles et de graminées.
Enfin, des jardinières ont été récupérées sur les grandes artères de la ville, afin d’être repeintes et distribuées dans les villages de la commune. « Le deal, c’est qu’on apporte les contenants et les plants, détaille Corinne Mondin. Aux habitants d’arroser et de désherber. »
Pratique. Le jury de « Villes et villages fleuris » sera de nouveau à Ambert en 2022 pour réévaluer le fleurissement de la commune qui a obtenu sa troisième fleur en 2016.
