Contre le projet “Hercule”, les agents creusois d'Enedis manifestent pour « défendre l’intérêt commun »
En guise de protestation, ils déchargent le coffre de leurs voitures et viennent déposer des compteurs Linky à l’entrée de la préfecture de la Creuse à Guéret. Reprenant à leur compte une action coup-de-poing similaire, le 19 janvier dernier, lors de laquelle des militants de la CGT ont déposé une montagne de compteurs devant le siège de La République en Marche (LREM) , une délégation d’agents creusois d’Enedis affirme ne pas « en vouloir à la préfète de la Creuse directement, mais à l’État et au gouvernement ».
Des agents d'Enedis débrayent dans la Creuse
En cause, le projet Hercule, un accord entre l’Élysée et Bruxelles qui acterait la scission de EDF en trois entités : EDF bleu, pour les centrales nucléaires, EDF vert pour la distribution d’électricité, qui deviendrait une société cotée en bourse et ouverte aux investissements privés, et EDF Azur, pour les barrages électriques, dont la concession serait ouverte à la concurrence.
Pour Jean-Michel Bonadiman, de la CGT, c’est la voie ouverte à la privatisation d’une grande partie des activités d’EDF : « Imaginez qu’on est en canicule, on doit refroidir les centrales et c’est Total qui possède Vassivière. Forcément ils demanderont un chèque ! C’est une question d’intérêt commun, voire de sécurité nationale. »
Tom Jakubowicz
