Une trentaines de personnes rassemblées devant la sous-préfecture à Montluçon (Allier) contre le projet Hercule du groupe EDF
Depuis novembre, les syndicats de l'énergie se mobilisent contre le plan de restructuration du groupe EDF, nommé Hercule, par l'Etat (actionnaire majoritaire).
Le projet Hercule, c'est quoi ?Il vise à scinder le groupe en trois entreprises distinctes. L'une pour la production d'énergie (EDF Bleu), la seconde (qui inclura Enedis) pour la distribution (EDF Vert) . La dernière pour la production hydraulique (EDF Azur).
Si la première appartiendrait totalement à l'Etat, ce n'est pas le cas pour la seconde qui serait ouverte pour environ un tiers aux capitaux privés et cotée en bourse. Il n'y a pas d'information sur la répartition du capital pour la dernière.
Les syndicats obstinément contrePar la voix de Christophe André, secrétaire CGT-UFIT, les syndicats ne comptent « pas laisser l'Etat détricoter l'entreprise EDF ».
« On est obstiné. Nous, ce qu'on veut, c'est une même gestion pour l'ensemble des activités du groupe. Donc, l'abandon de ce projet. »
Les syndicats craignent que, si ce projet aboutit, ce soit les clients qui paient les pots cassés avec un service client de plus piètre qualité.
Dépôt de matériel et refus de la restructurationIls ont ainsi déposé du matériel « qui appartient à l'Etat » devant les portes de la sous-préfecture à Montluçon, « représentation locale » des autorités. Entre autres, d'anciens et de nouveaux compteurs électriques.
Pour le représentant syndical, le gouvernement essaye de décrédibiliser la mobilisation par des informations contradictoires.
Maintenant, on nous dit qu'il est probable que ça ne fasse pas de cette façon-là. Ce ne sont pas des probabilités que nous demandons, ce sont des certitudes. Il faut que ça reste comme c'est
Brian Le Goff
