Un nouveau restaurant a ouvert avenue Émile-Duclaux
La cuisine au gré du marché
Sur les murs de pierres, des toiles du maître hollandais de l'école de Paris, Conrad Kickert (prêtées par le musée des Chazes), éclairent le lieu d'une élégance sans ostentation. Un poêle de masse et son four assurent le visiteur d'une chaleur douce et augurent de plats lentement mijotés. Fenêtres et porte vitrée donnent sur un jardin, luxuriant en saison. La cuisine est ouverte sur la salle à manger.
Un parcours atypique longtemps mijotéAux fourneaux, Adam Pasquier, maître des lieux, s'active au vu de tous. Avec Stéphanie Chevalier, pâtissière, ils se relaient pour assurer le service des 35 places disponibles (restreintes aujourd'hui pour cause de Covid-19).
Atypique, le chef, natif de Haute-Marne, commence sa carrière en forgeant. Il sera maréchal-ferrant dans le Loir-et-Cher. Pourtant, sa vraie passion est la cuisine dont il fait profiter ses amis.
À 33 ans, il décide d'entamer une reconversion professionnelle. Pour être sûr de sa voie, il demande à un restaurateur de l'embaucher les samedis et dimanches (il exerce toujours la maréchalerie en semaine). Cette expérience rude ne le déroute pas, il franchit le pas et entre dans une école de formation pour adultes, près d'Orléans.
Là, il décroche un stage chez Georges Blanc à Vonnas dans l'Ain. Ce nom sur son CV, lui ouvre la porte des plus grands. Il entame un voyage culinaire, au service de chefs étoilés, du sud de la France (où il rencontrera son épouse) à Paris, en passant par l'Alsace. En 2017 le couple arrive dans le Cantal (par le biais d'une session d'actifs à Massiac). À Vic, c'est le coup de foudre, ils posent leurs bagages. Adam Pasquier travaille pour diverses collectivités et cherche un endroit où vivre de son art à son compte. Ce sera « La Grange », une bâtisse qu'il va restaurer, pour en faire ce qui pourrait bien devenir une des bonnes tables du département. Contact : 09.51.82.33.74, www.lagrangerestaurant.com
