Siel Bleu souhaite revenir au plus vite auprès des seniors sportifs creusois
Prévention santé, prévention des risques, mais aussi préservation du lien social et amélioration du bien-être… C’est dire si le confinement était peu compatible avec les objectifs de Siel Bleu. L’association qui œuvre pour l’activité physique adaptée auprès des personnes à mobilité réduite dans toute la France, emploie sept personnes en Creuse. Toutes placées en chômage partiel dès le mois de mars.
Sur Internet et grand écran pendant le confinementLe responsable départemental, Dorian Bancelin, explique : « Nous faisons les trois-quarts de nos activités auprès des Ehpad. Nous allons habituellement dans 26 des 34 établissements creusois. Mais évidemment nos interventions ont été annulées quand nous avons vu l’épidémie arriver début mars… » Et le confinement général, le 17 mars, a donné le coup de grâce.
« Nous donnons aussi des cours collectifs dans près d’une trentaine de communes en partenariat avec des clubs du troisième âge. Et nous faisons des séances individuelles à domicile chez une vingtaine de personnes… Mais tout cela s’est arrêté brutalement. »
Créant d’une part des difficultés financières (1,8 million d’euros de pertes au niveau national) et de l’autre un grand vide humain, là où le rapport entre les gens est d’ordinaire si précieux.
Sur le premier point, une collecte nationale a permis de récolter 300.000 euros de dons tandis que certains établissements creusois ont joué le jeu en continuant de payer les séances comme si elles avaient lieu. Sur le deuxième point, c’est une somme d’initiatives individuelles et plus ou moins improvisées qui a permis d’entretenir la flamme. « Dès la première semaine du confinement, les membres de Siel bleu se sont mis à poster des vidéos sur Internet, via notre chaîne You Tube ou des lives Facebook. De quelques minutes à une heure, pour que les gens puissent continuer les exercices depuis chez eux (yoga, renforcement…) C’était gratuit, accessible à tous, et le réseau creusois n’était pas en reste pour proposer des choses », se félicite Dorian Bancelin.
Les nouvelles technologies, ont aussi permis de remettre en place des séances un minimum formatées au sein de certains Ehpad. Du moins ceux qui pouvaient relier un ordinateur équipé d’une messagerie avec un grand écran sur lequel les pensionnaires pouvaient suivre, en respectant les distances.
« Nous avons parfois des groupes de 15-20 personnes. Nous les avons scindés en 4-6 personnes afin de respecter la distanciation. Quant au rapport humain, il reposait beaucoup sur l’aide des personnels d’établissements qui étaient à côté de l’écran. Et que nous remercions encore. »
Ce sont notamment les Ehpad de Bénévent, puis Dun et Felletin qui ont réussi à mettre en place de telles séances. Plus problématique a été le cas des particuliers bénéficiaires de Siel Bleu. Pour ceux qui n’avaient pas Internet, ils n’ont guère eu d’autres choix que de prendre leur mal en patience. « Deux ou trois semaines sans l’activité habituelle peuvent vous faire perdre beaucoup », se désole Dorian Bancelin qui a pris soin d’appeler tout le monde. « Il est possible de faire quelques exercices simples soi-même, par exemple avec une bouteille d’eau ou un paquet de pâte, illustre-t-il. Mais ça n’est que provisoire. C’est pourquoi nous espérons pouvoir revenir à domicile le plus vite possible. »
Contacter et soutenir Siel bleu : www.sielbleu.org
