Pierre Schoeller : « Clermont-Ferrand, c’est La Mecque du court métrage, il n’y a pas d’équivalent »
De passage à Clermont-Ferrand pour une masterclass sur le scénario, le réalisateur Pierre Schoeller (Versailles, L’exercice de l’Etat, Un peuple et son roi) nous a accordé quelques minutes pour parler de lui, du métier, du festival…
Clermont-Ferrand« Je n’étais jamais venu au festival du court métrage. Mais j’ai plein d’amis qui connaissent, j’ai vu plusieurs films qui sont passés par Clermont, je sais l’importance de ce festival. C’est La Mecque du court métrage, la référence européenne, il n’y a pas d’équivalent. »
Le scénariste
« Après l’école de cinéma Louis-Lumière, j’ai démarré par l’écriture de scénarios. J’ai écrit des courts métrages mais je n’en ai réalisé qu’un. Je ne peux même pas le projeter car je n’ai pas de copie pour l’instant… Pendant quinze ans, j’étais scénariste. Je suis passé à la réalisation pour un téléfilm diffusé sur Arte. »
Depuis, j’ai écrit tous mes films. Seul.À chaque fois, je suis parti de la page blanche… très très blanche.
Le réalisateur« Pour moi, scénariste et réalisateur, ce sont deux métiers différents mais ils sont cousins. Ils se parlent. Ce n’est pas la même vie : il y en a un de solitaire et l’autre dont une grande part du travail est dans la collaboration, les échanges. Mais ils voisinent beaucoup et plus qu’on ne le croit. En ce qui me concerne, je redeviens scénariste au moment du montage. »
Un bon scénario ?« Il faut qu’il vous donne quelque chose : du rire, de la peur, de l’émotion… »
C’est presque une affaire de politesse : à partir du moment où vous prenez deux heures de la vie de quelqu’un, vous devez lui offrir des choses.
Les projets« J’ai un long métrage en cours d’écriture, Rembrandt, qui sera sur le milieu du nucléaire. J’ai d’autres projets d’écriture, des choses diverses… Et je me rapproche peu à peu du monde de la série télé… »
Thierry SenzierPhotos Franck Boileau
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