« La feuille de route de 2015 a été tenue », pour Jean-Yves Gouttebel, président du conseil départemental du Puy-de-Dôme
« On travaille mieux quand on est un groupe plus restreint. C'est toujours ce que j'ai souhaité mais je n'ai pas pu le faire car il y avait des considérations politiques qui faisaient que tel groupe voulait avoir tant de vice-présidents. »
C'est donc aux côtés d'un exécutif « plus ramassé » – 4 vice-présidents et 4 conseillers délégués – que Jean-Yves Gouttebel a fait le point, ce mercredi 5 février à Clermont-Ferrand, sur le projet qu'il mène depuis 2015 à la tête du Département du Puy-de-Dôme.
« On a un an d'avance. La feuille de route présentée en 2015 a été tenue, guidée par des choix politiques assumés. Nous avons réalisé tout ce qui avait été programmé. Et au-delà dans certains domaines », a-t-il lancé, alors que son mandat de président de l'instance départementale se termine dans un an.
Et d'énumérer, chiffres à l'appui, les actions menées en termes de solidarités sociales et territoriales.
Un bilan aux airs d'inventaire à la PrévertPar exemple ? Plus de 62 millions d'euros de budget annuel dans le domaine de l'enfance et de la famille, 85 millions d'euros par an pour faciliter la vie des personnes en situation de handicap, des expérimentations avec La Poste à destination des personnes âgées.
Sans oublier, côté environnement, les labellisations de 22 espaces naturels sensibles pour l'environnement, l'inscription à l'Unesco de la Chaîne des puys - faille de Limagne. Ou le récent lancement d'un budget écologique citoyen.
Bref, un bilan de mandature avant l'heure qui ne dit pas son nom. Mais l'occasion d'insister sur le fait que l'exécutif se présente pour cette dernière année « en ordre de marche ». Et ce, alors que la majorité départementale a récemment volé en éclats.
« Nous continuons à travailler pour les Puydômois »Pas de quoi perturber le président et ses vice-présidents. À l'occasion des réunions autour du budget écologique citoyen, Dominique Giron, vice-présidente, s'attendait à avoir des remarques sur la situation au conseil départemental. « Pas une fois on ne m'a questionnée à ce sujet-là », assure-t-elle. « On me demande plutôt ce qu'on va faire pour tel ou tel sujet. »
« Nous continuons à travailler pour les Puydômois. Le social, c'est le coeur de métier du Département. Nous avons la volonté de faire progresser toute la politique de l'enfance. Ce sera la priorité de 2020, avec un budget prévu de 72 millions d'euros. »
Une volonté confortée par l'annonce du secrétaire d'Etat en charge de la protection de l'enfance : « Sur 73 départements candidats, le Puy-de-Dôme fait partie des 30 territoires retenus par le ministère des Solidarités et de la Santé pour participer à la première vague de contractualisation de la Stratégie nationale de prévention et de protection de l’enfance. » Une enveloppe de 80 millions d'euros sera réparties au bénéfice d'actions et de projets par les conseils départementaux.
Pierre Peyret
