Le petit Mathéo n’a pas attendu d’arriver à la maternité
Un bébé pressé de voir le jour
Cette soirée du 3 janvier avait débuté calmement à Menat. « La naissance était prévue pour le 6 mais cela faisait un mois que l'on m'annonçait une arrivée imminente », raconte Bérénice. Et à 23 h 57 la première vraie contraction. Longue et douloureuse. Fernand, qui ne dort que d'un œil, appelle la « tata nounou », rassemble les affaires et installe Bérénice dans la voiture. Le temps presse d'autant que Bérénice a perdu les eaux.
Départ pour la maternité de Montluçon à 0 h 45 mais à quelques kilomètres de là, à La Boule, Fernand appelle le Samu et rejoint le parking du magasin de bricolage à Saint-Éloy-les-Mines, plongé dans le noir. « Sur les conseils de l'opératrice du Samu, j'ai installé Bérénice à l'arrière et, en enlevant son pantalon, j'ai découvert la tête du bébé ! »
Resté très calme, le papa donne les consignes : « Bérénice a poussé deux fois et Mathéo était là ! Ma seule peur, c'est que j'avais dû tirer sur le cordon enroulé autour du cou du bébé. Mais dès leur arrivée, les pompiers de Saint-Éloy ont constaté que tout allait bien. »
Bérénice reconnaît que le calme de Fernand l'a énormément aidée. « Juste après la naissance, j'étais dans un état euphorique avec des fous rires. »
Mathéo était donc pressé de découvrir sa famille. « Contrairement à sa sœur dont l'accouchement a duré huit heures ! », rappelle la maman. Et pour ce qui est du bébé, son surnom est déjà tout trouvé : « Mes collègues l'appellent déjà Monbrico » !
