La fondation Riom Terre d'Auvergne veut nourrir le débat pour les municipales à Riom
Désireuse d’aider au rayonnement culturel de Riom et à la préservation de son patrimoine, la fondation Riom Terre d’Auvergne a missionné une agence de marketing territorial pour réaliser une enquête sur le territoire de la cité de saint Amable. Les résultats de cette étude prospective ont été présentés mardi, au cinéma Arcadia.
L’étude met en avant un certain nombre d’atouts (son histoire, son patrimoine, son cadre de vie et sa proximité avec la nature…) que compte la ville et ses points faibles (défaut de notoriété, centre-ville délaissé, un parc de logements parfois très dégradé, de nombreuses friches…). Jusque-là, rien de très nouveau. Elle propose également une orientation stratégique pour exister et axer son développement dans les années à venir : faire de Riom et de son agglomération le poumon vert de l’agglomération.
"Marketing territorial"Mais au-delà, encore, de ce positionnement de « marketing territorial », la fondation voudrait éclaircir la place de Riom au sein de la métropole clermontoise.
« Riom Limagne et Volcans est-elle dans la métropole clermontoise ou en dehors?? C’est un peu ambigu. Riom et son agglomération n’ont aucun organe de concertation avec Clermont. On est à côté l’un de l’autre et on vit séparément. Il faudra bien qu’on travaille ensemble, un de ces jours. »
« Riom Limagne et Volcans est-elle dans la métropole clermontoise ou en dehors?? C’est un peu ambigu », regrette Anne-Marie Vernin, la présidente. « Riom et son agglomération n’ont aucun organe de concertation avec Clermont. On est à côté l’un de l’autre et on vit séparément. Il faudra bien qu’on travaille ensemble, un de ces jours. »
Cette étude a, pour la fondation, une utilité toute trouvée : elle va servir d’orientation pour ses actions dans les années à venir. C’est une vision à moyen et long terme sur laquelle elle s’appuiera lorsqu’elle décidera des projets qu’elle souhaite accompagner par le biais de ses subventions.
Nourrir le débat des municipalesMais, pour aller au fond des choses, la date à laquelle la fondation a choisi de lever le voile sur son étude est loin d’être innocente. Et la présence, dans la salle, du maire et des candidats déclarés pour les prochaines municipales à Riom montre que le message a été bien compris.
Car l’ambition de Riom Terre d’Auvergne est de porter sa voix, en tant qu’« outil de la société civile », pour nourrir le débat politique des prochaines élections municipales, en mars 2020.
Comment ces idées rebondiront-elles?? Trouveront-elles une transcription - tout ou partie - dans les propositions que porteront les candidats?? Anne-Marie Vernin et les huit autres membres de la fondation l’espèrent fortement. Marc Conçu et Charles Brault, deux candidats déclarés à Riom à l’heure actuelle, respectivement pour LREM et une liste de rassemblement de gauche, déclarent y avoir découvert des vues intéressantes qu’ils souhaitent approfondir. De son côté, Pierre Pécoul, le maire de Riom, s’est dit prêt à travailler avec la fondation.
La fondation Riom Terre d’Auvergne a été créée en 2016 sous l’égide de la Fondation de France. Dotée de moyens financiers, elle subventionne des projets publics ou collectifs et privés ayant trait au patrimoine ou au spectacle vivant. Outil de la société civile, la fondation se revendique totalement apolitique.
Jean-Baptiste Ledys
