Les Auvergnats "pissent" aussi du glyphosate
Mise en danger de la vie d’autrui ; tromperie aggravée ; atteinte à l’environnement. Tel est le libellé de la plainte qui va être déposée par 34 “pisseurs” de Clermont-Ferrand lorsque parviendront les résultats de l’analyse d’urine effectuée par un laboratoire indépendant allemand.
Les prélèvements ont eu lieu jeudi matin entre 6 heures et 9 heures, à la Maison des paysans, un lieu tenu secret jusqu’au dernier moment pour éviter tout affrontement avec des organisations agricoles favorables au glyphosate.
Tout s’est déroulé dans le plus strict respect des règles : un huissier contrôlait l’identité des personnes et les faisait entrer, en slip, dans l’urinoir. Puis il scellait l’intégralité des 34 prélèvements avant de les envoyer au laboratoire.
40 fois les seuils autorisés !Les résultats, qui seront connus début 2020, ne devraient pas différer de ceux des 5.500 autres pisseurs de France : des taux à 100 % positifs affichant entre 35 fois et 45 fois les seuils autorisés.
Du coup, les pisseurs seront alors fondés à demander au tribunal que soit reconnue l’implication de Monsanto (le fabricant), mais aussi de la commission européenne, de l’agence de sécurité sanitaire et d’autres agences européennes.À noter que les pisseurs ont, pour la plupart, financé eux-mêmes leurs analyses (135 €). Une aide était néanmoins apportée aux plus désargentés grâce à la campagne de dons réalisée sur helloasso.
Signalons que cette action en Auvergne vient clôturer une campagne nationale qui ne présentait plus qu’une dernière “lacune” au centre du pays. Elle est désormais comblée.
Renseignements. Pour en savoir plus sur la campagne, visitez le site campagneglyphosate.com
