La crainte d'un "jeudi noir" déclenche votre colère sur les réseaux sociaux
« En grève ? Mais faut déjà travailler pour être en grève. Non mais sérieux, faire grève quand tu bosses 35 heures dans toute ta carrière » écrit, un brin provocateur, Vincent Ducasse sur la page Facebook de La Montagne. Et il n’est pas isolé car la plupart de vos propos sont très critiques.La Montagne a publié plusieurs articles en prévision de la journée de grève de jeudi. Ce sont les papiers sur les conséquences du mouvement de grève dans les transports, les écoles et les services publics qui vous font le plus réagir. Les discours mettant en opposition salariés du privé et agents publics sont légion.
« Cela va être une galère sans nom pour aller travailler »
« Très curieux de voir que les appels massifs à cette manif’ viennent en très grande majorité de corps de métiers bénéficiant de départs entre 52 et 57 ans ! » interpelle Louis Auriac, « et les travailleurs qui risquent de voir l’âge de départ passer de 65 à 67 ans, eux qui seraient les plus touchés par ce projet, eux sont rejetés… Ras le bol de lire sans arrêt que bosser dans certaines fonctions publiques est plus dur que dans le BTP ! Donc pour ma part je n’irai pas soutenir les revendications des plus favorisés ».
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Privé contre public« Moins tu en fais, plus tu es en grève dans ce pays ! Les gens qui ont un vrai métier, ils font comment ? Bloquer les citoyens, toujours la bonne idée... » s’interroge avec véhémence Jimmy Marche. « Vous pouvez toujours prendre un taxi, c’est pour nos retraites et celles de nos enfants qu’on se bat » tente Emilie Ameille sur Facebook.
"Vous pouvez toujours prendre un taxi, c’est pour nos retraites et celles de nos enfants qu’on se bat"
« Désolé mais moi ça m’emmerde cette grève » réagit Loloche Brusco sur le réseau social décidément très animé sur le sujet : « ça va être une galère sans nom pour aller travailler, faire mes 9 heures de boulot quotidien et rentrer chez moi le soir ». « J’ai deux emplois dont un qui me fait lever à 5 heures du mat’ tous les jours » raconte Isa Legrand, « et avec cette grève je ne pourrais pas aller travailler car je n’ai pas de permis. Donc je vais perdre la journée et un gain de 50 euros sur ma paie ».Odile Leca-Richard propose une autre solution : « Pourquoi ne pas aller bloquer l’Elysée, l’Assemblée, le Sénat, les centres des impôts… au lieu de bloquer encore et toujours la population ».À vous lire...
Julien Bonnefoy (Médiateur de La Montagne)julien.bonnefoy@centrefrance.com
