Théâtre, cinéma, lecture: à Bagdad, manifestations riment avec culture
La fumée des pneus en feu fait suffoquer. Les corps couverts de suie et de sang s'agitent et le son des balles résonnent. Ce pourrait être une scène du chaos des manifestations à Bagdad, mais cette fois-ci, c'est une pièce de théâtre.Ali Essam, metteur en scène et acteur de 30 ans, est venu de loin, de la ville de Bassora, à 600 km de Bagdad, pour rallier l'emblématique place Tahrir, où la "révolution" passe aussi par le théâtre, le cinéma, la lecture ou la peinture.Devant un public en larmes, l…
