Mécontentement et manifestation à l’Ehpad hier mercredi
Les salariés sont inquiets
L'Ehpad des Ferrières a connu mercredi une agitation inhabituelle. Les employés, mécontents du budget proposé par l'ARS qui aggrave leurs conditions de travail et qui craignent pour le bien-être des résidents, ont manifesté leur inquiétude devant l'Ehpad.
Le bien-être des résidents primordialÀ l'appel de la CGT santé, ils étaient une quarantaine, résidents, infirmières, aides-soignants, personnel de service autour de Faustino Sanchez, délégué CGT de l'établissement ; de Nathalie Cousty, secrétaire départementale sécurité et action sociale et de Marc Géraudie, président du conseil d'administration.
« La création, il y a 5 ans du poste de cadre de santé, indispensable, n'a jamais été budgétée par l'ARS. Son montant annuel, 100.000 , a été pris en charge par l'établissement jusqu'à maintenant. Ses fonds propres sont épuisés, et il ne peut plus le faire. Cette année, l'ARS, pour payer ce poste, demande de faire des économies de fonctionnement : c'est-à-dire le gel, donc la suppression, d'un poste d'infirmière et d'un poste d'aide soignante », précise Faustino Sanchez. Or, nous sommes déjà au maximum des possibilités du personnel si l'on veut garder le même niveau d'accueil pour les résidents. Cinq étages, et deux personnes, au maximum, le matin, par étage de 24 résidents, c'est déjà une charge très lourde. On ne peut aller au-delà sans une atteinte à la sécurité, et au confort que l'on peut attendre dans un tel établissement. »
« Le mouvement est très suivi. Tout le monde a conscience que le bien-être des résidents, donc du personnel, est primordial. L'établissement fait tous les jours de gros efforts en ce sens. À l'ARS d'en assurer la continuité », précise Marc Géraudie.
« On octroie 100.000 exceptionnellement sur 2020, sans aucune garantie pour la suite, et on demande le gel des postes en contrepartie. Il faut régulariser la situation, l'ARS a créé le poste de cadre, qu'elle en assume le paiement. Nous organiserons des assemblées du personnel, nous ferons des manifestations régulières, jusqu'à ce que ce dossier se débloque » ajoute Nathalie Cousty.
