Des jeunes Aurillacois s'engagent pour les jeunes de leur commune
L’engagement n’a pas d’âge. Le conseil municipal des jeunes (CMJ) d’Aurillac le prouve. Il s’agit d’une initiative de la mairie visant à « offrir aux jeunes la possibilité de s’impliquer dans la vie citoyenne au-delà d’un rôle de délégué », expliquait Anne Soula, conseillère déléguée à la médiation culturelle de la Ville d’Aurillac, lors du lancement du projet.
Elus pour deux ansDes élections ont été lancées dans tous les collèges de la capitale cantalienne en janvier dernier. Comme les grands, les élèves se sont rendus aux urnes pour élire vingt représentants des classes de cinquième ou de quatrième. Les sixièmes n’étaient pas invités à se présenter afin de préparer sereinement leur arrivée dans ce nouveau monde. Les troisièmes, eux étaient automatiquement exclus puisque les candidats briguaient un mandat de deux années.
Des actions réparties sur deux commissionsCe sont donc vingt collégiens des établissements Albert-Monier, La Ponétie, Jules-Ferry, Gerbert et Jeanne-de-la-Treilhe qui ont été élus. Après une grande étape de réflexion et des projets à engager deux commissions ont été créées - la première Sport, loisir et culture ; la seconde Environnement solidarité et aménagement - et ils ont dû, tout au long de l’année, se mobiliser afin d’œuvrer pour la jeunesse.
Le CMJ actif dès la première annéeLa commission 1 a organisé, le 22 juin dernier, Aurillac en sport. Une après-midi qui s’est déroulée sur la place Michel-Crespin et lors de laquelle les élus ont tenté de sensibiliser les jeunes à des sports méconnus et plus difficile d’accès. La commission 2 a, de son côté, organisé plusieurs ventes caritatives au profit de l’APF France handicap. En parallèle à ces actions, les élus du CMJ ont participé à des événements comme le week-end écocitoyen, la soirée des associations mais aussi à différentes cérémonies officielles et le festival Aurillac en scène.
Une envie de s'engagerQu’est-ce qui pousse des adolescents de treize ou quatorze ans à s’engager pour leur ville ? La réponse, ce sont les élus eux-mêmes qui la donnent. « J’avais envie d’aider les jeunes, de faire des choses pour eux et de réaliser des projets. Je me suis présenté tout de suite parce que ça m’intéressait vraiment », explique Valentin Roche Maurange. Une idée que Marion Valentin, de Saint-Joseph, rejoint :
Je voulais contribuer et surtout mettre en place des actions pour nous. Je me suis présentée tout de suite parce que ça me paraissait utile et que j’aime avoir des responsabilités.
Des responsabilités qui impliquent également des devoirs comme celui d’agir et de proposer des façons d’améliorer le quotidien de la jeunesse aurillacoise. Et le projet qui semble susciter le plus d’intérêt du CMJ concerne le tabac. « Je prends le bus tous les matins avec mes camarades et à chaque fois il y a des fumeurs et ils nous empestent. C’est aussi dangereux pour la santé donc il faut sensibiliser les jeunes à ne pas fumer », affirme Nassim Aali, troisième du collège Jules-Ferry. C’est ainsi que la commission 2 va prochainement créer et installer des cendriers de poche aux fumeurs de la ville et notamment aux arrêts de bus. En plus de cela, elle devrait mettre en place une campagne d’informations afin de mettre fin aux jets de mégots pour préserver l’environnement.
Cette expérience du CMJ est également l’occasion pour les jeunes d’assister à des conseils municipaux en la présence des représentants de la ville, de quoi inspirer et faire acquérir de l’expérience à ces adolescents. Pour Samuel Monteiro du collège de la Ponétie c’est d’ailleurs « un peu impressionnant, d’autant plus quand on va devoir présenter le bilan de notre première année. »
Pour autant, tous s’accordent sur l’expérience positive et bénéfique que représente le CMJ. Certains ont d’ailleurs des idées pour la suite. « C’est important de montrer qu’on a une part à jouer dans notre société car c’est peut-être nous qui, plus tard, dirigerons la ville », déclare Perrine Celerier.
Lucas Robelin
