La cité administrative de Tulle éligible à une nouvelle rénovation
Quel point commun entre Tulle, Aurillac, Besançon, Avignon, Bar-le-Duc, Brest, Tarbes, Grenoble, Cergy-Pontoise ou encore Bourges ? Tulle, au même titre que ces communes, fait partie des villes dont les cités administratives ont été retenues par l’État pour un plan de rénovation sur 5 ans. Au total, 39 projets ont été sélectionnés et dévoilés ce vendredi par le gouvernement.Cette décision s’inscrit dans le cadre d’un programme de rénovation des cités administratives sans précédent, doté d’un milliard d’euros sur la période 2018-2022 et adopté dans la loi de finances pour 2018.« La nouvelle cité offrira aux usagers et aux agents publics un cadre de travail sûr, moderne et parfaitement adapté aux enjeux énergétiques des 30 prochaines années », promet le ministre de l’action et des comptes publics Gérald Darmanin dans un communiqué.
En images : le chantier de la tour administrative, devenue le symbole de Tulle
Pour mémoire, la cité Jean-Montalat, haute de 22 étages, a été construite dans les années 70. Elle est constituée d’un immeuble qui culmine à 90 mètres pour une surface de plus de 13.000 m2.
400 postes de travailLa tour abrite aujourd’hui plus de 400 postes de travail. Elle a été labellisée « patrimoine du 20e siècle » en 2010.Le préfet de Corrèze a saisi l’opportunité offerte par la loi de finances pour proposer un projet de rénovation permettant à la cité, symbole de la présence de l’État dans le département, de s’inscrire dans la transition énergétique et de répondre aux besoins d’une administration moderne.La nouvelle tranche de ce projet de rénovation, d’un montant total de plus de 7 M€, permettra de densifier les surfaces, pour accueillir six nouveaux services de l’État. Cela permettra de supprimer la totalité des implantations louées dans le parc locatif privé au sein de la ville, pour un gain financier substantiel.
En 2018 et 2019, la tour a déjà fait l’objet d’importants travaux de rénovation. L’isolation intérieure a été refaite étage par étage pour un montant de 4,5 millions d’euros. L’isolation thermique a été accompagnée d’une isolation phonique.Ces travaux doivent permettre de diminuer la facture énergétique de plus de 54 %.
Laetitia Soulier
