Du rififi entre la direction et une partie du personnel de l'Ehpad d'Aigueperse
Dire que les conditions de travail des personnels d’un Ehpad sont compliquées est un euphémisme. Un constat que la direction et l’union intersyndicale de l’Ehpad d’Aigueperse partagent d’ailleurs.
Les acquis locaux au coeur du problèmeLeur désaccord se situe plutôt sur le terrain des acquis locaux (temps de pause, RTT, primes…). Soucieuse de l’avenir réservé à ces derniers, une partie du personnel (6,31 % des personnes travaillant à ce moment-là de la journée selon la direction) s’est mise en grève à l’appel de l’union intersyndicale pour exprimer ses inquiétudes à ce sujet.
« On souhaiterait que la direction soit plus claire sur ce que nos acquis locaux vont devenir dans le futur, face à une situation financière que l’on nous décrit du jour au lendemain comme alarmante alors que le déficit existe déjà depuis plusieurs années, explique Cathy Bernard du syndicat CGT. Le problème, c’est que face à nos inquiétudes, on ne nous fournit que des réponses floues. »
La direction se veut rassuranteDe son côté, Paula Berger, directrice de l’Ehpad, se dit étonnée par ce mouvement. « Aujourd’hui, aucune mesure ni même aucun groupe de travail n’est mis en œuvre pour remettre en cause ces acquis. En ce qui concerne les conditions de travail, nous faisons notre possible pour palier aux arrêts maladie en tentant de recruter mais nous rencontrons de grandes difficultés. »
Deux positions divergentes qui tenteront d’être rapprochées lors du rendez-vous prévu mardi 12 novembre avec Luc Chaput, maire d’Aigueperse et surtout président du conseil d’administration de l’établissement.
Nourredine Regaieg
