La rue du Cheval-Blanc à Clermont-Ferrand ressort sa Tiretaine
« Ne vous demandez pas ce que votre ville peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre rue. » Non, John Fitzgerald Kennedy n’est pas passé rue du Cheval-Blanc, mais sa vision pourrait être celle de l’association Les Rues vertes qui a vu le jour il y a deux ans.
À l’époque, cette rue discrète entre la place de Jaude et le marché Saint-Pierre voyait ses vitrines se vider. Les commerçants et quelques habitants décident de prendre les choses en main.
Créer des animations, pour créer du passage et de la vie. Résultat ? Le bar fermé depuis 10 ans a rouvert. Le restaurant a relevé son rideau après 15 ans d’inactivité. Aujourd’hui, il n’y a plus un seul commerce vacant. Et tout cela en seulement deux ans. Un effet rapide, mais pas un coup de baguette magique non plus. Il en faut de l’énergie pour faire vivre un quartier.
Samedi, comme chaque nouvelle saison, la rue s’est animée pour l’été. Une rivière de 60 m² peinte par deux écoles de maternelle de Jules-Ferry (une peinture qui « reste mais qui part » selon les consignes de la ville, allez comprendre). Le tout bien encadré par Marie, tenancière de bar, mais aussi artiste. Les décorations de vitrine de la rue, c’est elle.
Samedi, donc, les enfants étaient invités à peupler cette rivière de poissons dessinés à la craie, pendant qu’une chorale reprenait les tubes pop, sans la pluie de leurs collègues chanteurs de la veille. Et les passants de s’extasier : « Ah, vous avez ressorti la Tiretaine. »
Un exemple d’engagement citoyen dans cette rue qui compte parmi les plus anciens commerces de la ville (dont le plus ancien, La Maison du bouton) qui s’appuie aussi sur des aides financières (Crédit Mutuel et la conseillère départementale Dominiaque Briat en tête).
Simon Antony
