Urgences : action coup-de-poing au centre hospitalier de Vichy
Les premiers coups de sifflets se font entendre devant les urgences, le personnel est venu sur leur jour de repos pour dénoncer leurs conditions de travail « déplorables » et le manque de moyens. Les premières banderoles avec des slogans « Soignants fatigués, patients en danger » s’agitent dans les airs.
Soutenus par la CGT, les manifestants mettent tout en œuvre pour que les personnels des services d’urgence se fassent entendre.
« Nous sommes dans la continuité des mouvements de grève nationaux. La souffrance est présente aux urgences. La direction continue d’avoir une politique drastique et hostile sur le personnel. Il manque 30 postes de médecins sur l’ensemble des trois centres hospitaliers. Il devrait bientôt y avoir une ligne de SMUR en moins, Cette politique économique est inadmissible ! Non à une santé au rabais dans la santé ! Nous voulons de véritable projet où l’aspect social prime ! » s’indigne Pascal Devos, secrétaire général de la CGT.
Pour la direction, ces revendications portées aux urgences de Vichy sont « le relais de revendications portées au niveau national ». Il n’y a pas d’impact sur les patients, précise-t-on. Les soins aux urgences sont assurés via l’assignation d’agents.
À Paris. La CGT, qui veut alerter la population sur le manque de moyens financiers des hôpitaux, organise mardi 2 juillet un départ de Vichy vers Paris pour manifester devant le ministère de Bercy. Pour s’inscrire à la manifestation nationale des urgences qui aura lieu devant le ministère de Bercy, appelez-le : 04.70.97.34.97.
Textes Claudia Fontarensky
Photos Sylvain Néron
