« Qui perd le contrôle d’Istanbul perd le contrôle de la Turquie. » La phrase est de Recep Tayyip Erdogan. Ce n’est pas seulement son tremplin, là où il a lancé sa carrière politique, pas seulement sa vitrine, une ville dirigée par son parti l’AKP depuis près de 25 ans, Istanbul c’est aussi le grand poumon économique de la Turquie : 16 millions d’habitants, 20% du PIB, et une manne financière qui profite au pouvoir. Ce dimanche, le maire d’opposition qui avait vu son élection annulée après un bref moment où il a exercé ses fonctions, revient devant les électeurs. Ekrem Imamoglu affronte un très proche d’Erdogan, Binali Yildirim. Ekrem Imamoglu n’a cessé de dénoncer la corruption et le clientélisme de l’AKP à la tête d’Istanbul.