Les cinq choses à savoir sur les Petites cités de caractère du Cantal
Un important réseau national
Aujourd'hui, plusieurs régions de France sont engagées dans ce projet des Petites cités de caractère (PCC) né il y a quarante ans. Ainsi, plus de 170 cités ont rejoint le réseau associatif mettant en avant le tourisme et le patrimoine. Une marque qui a conquis le Cantal en 2013 pour regrouper désormais huit villages du département. Laroquebrou, Marcolès et Montsalvy ont été les cités pionnières en 2014, une homologation renouvelée ce mercredi 29 mai en assemblée générale pour cinq années supplémentaires. Les ont ensuite successivement rejointes les villages de Murat, Saint-Urcize, Raulhac, Menet et Pleaux.
La commune de Montsalvy a intégré les Petites cités de caractère du Cantal en 2014.
De nombreux critères d'homologation
Pour être homologuée ou renouvelée après cinq années, une cité candidate doit présenter à son association départementale un dossier de candidature étudié par une commission composée de représentants nationaux de la marque, de techniciens du patrimoine et d'organismes touristiques ou culturels. Pour postuler, la commune doit par exemple compter moins de 6.000 habitants tout en étant soumise à une protection au titre des Monuments historiques ou d'un Site patrimonial remarquable. Le village doit également proposer un programme pluriannuel de restauration et réhabilitation du patrimoine.
Pleaux est la dernière commune qui a intégré le réseau en 2017.
Plusieurs missions spécifiquesLa philosophie des Petites cités de caractère s'appuie sur plusieurs éléments et domaines pour accompagner les sites membres du projet. Dans ce but, les élus locaux sont épaulés dans la gestion de leur héritage patrimonial pour faire de ce patrimoine un levier de développement. L'aspect touristique est également mis en avant avec ce label reconnu sur tout le territoire français. Enfin, les communes bénéficient de ce réseau pour échanger, mutualiser et partager à l'échelle locale mais aussi nationale. De quoi donner envie de rejoindre les PCC mais sans pour autant oublier une certaine contrepartie.
L'architecture de Marcolès a naturellement permis à la commune de rejoindre le projet.
Une charte axée sur le développementLes villages doivent respecter des engagements mentionnés dans une charte de qualité nationale. Ces derniers sont au nombre de trente et visent aussi bien le tourisme que l'activité économique de la commune. Entretenir, restaurer et valoriser le bâti public ou bien encore favoriser l'accueil du public et l'animation sont des conditions essentielles pour s'inscrire pleinement dans les Petites cités de caractère. L'intégralité de ce processus relève également d'un objectif final de développement.
« C’est une valorisation et dynamisation du patrimoine mais à des fins de développement local. On veut à la fois améliorer le cadre de vie des habitants et en attirer de nouveaux pour développer le tourisme et les activités économiques. C’est une préservation dynamique du patrimoine »
Le nouveau soutien de la RégionLe volet financier est bien évidemment une motivation supplémentaire si ce n'est capitale pour ces sites cantaliens au moment de rejoindre l'association patrimoniale et touristique. D'autant plus que celle-ci se structure progressivement avec le tout récent recrutement d'une coordinatrice régionale pour faire le lien entre la Région et les PCC. Une participation pécuniaire sera ainsi en mesure d'aider les projets de ces villages. Pour toucher un plus jeune public, une application pour smartphones est également en cours de développement, un bon moyen de faire découvrir les merveilles du passé aux générations d'aujourd'hui.
Raulhac bénéficie d'une meilleure exposition sous la marque des Petites cités de caractère. Alix Vermande
