Jan Uys avant le barrage CAB - Grenoble : « Ne plus jamais avoir ce sentiment de défaite »
Dimanche dernier, au coup de sifflet final, Jan Uys est resté de longues minutes assis sur le banc de touche. Complètement sonné et perdu dans ses pensées. Son habituel sourire avait disparu de son visage, laissant alors place à la désillusion.
« Franchement, j’étais choqué. Je me revois sur le banc à ne pas comprendre ce qu’il se passait. C’était un cauchemar. Je crois que je n’ai même pas regardé la pénalité. Je ne m’en souviens même plus en fait », glisse le 2e ligne sud-africain qui a bien eu besoin de son lundi pour digérer cette terrible défaite en finale.
« Lundi, je ne voulais voir personne, je suis resté tout seul»« Mentalement, j’ai tout coupé. Je suis resté chez moi, tout seul. Je ne voulais voir personne, je ne voulais pas aller au stade ou même en ville pour qu’on me parle du match. Et puis mardi, je suis reparti au combat. Plus motivé que jamais », pose la tête haute Jan Uys qui entend bien se servir de la déception comme d’une motivation supplémentaire.
« Quand tu sais ce que représente une telle défaite, tu ne veux plus jamais connaître ce sentiment. Il est hors de question de revivre un tel moment. Pour nous mais aussi pour notre public qui a sincèrement été exceptionnel. En tribunes, c’était fantastique. »
50 matchs disputés sous les couleurs de BriveUne ambiance que le Sud-Africain espère bien retrouver ce dimanche, pour le match de barrage face à Grenoble. Avec le même final que face à Vannes où il s’était mué en chauffeur de… stade, exhortant la tribune Pebeyre.
En demi-finale, Jan Uys avait réalisé un énorme match en défense.
« Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça, explose de rire Jan Uys. Enfin si. Je suis porté par cette ambiance, par cette électricité donc après, je me lâche. Pour Grenoble, l’ambiance va vraiment compter. » (empty)
Titulaire lors des deux dernières rencontres, Jan Uys devrait une nouvelle fois être dans le groupe face au FCG. Le fruit d’un travail acharné pour un joueur qui n’a jamais rien lâché, même après un début de saison galère, alors qu’il n’entrait pas dans les plans du staff.
« C’est dans ma nature de toujours y croire. Je suis un rêveur. Mais je dois bien avouer que quand j’ai entendu mon nom pour débuter la demi-finale, alors que je n’avais pas joué contre Bayonne pour la dernière journée, je n’y croyais pas. Je me suis dit : “C’est bien de moi dont on parle” »
« C’est dans ma nature de toujours y croire. Je suis un rêveur. Mais je dois bien avouer que quand j’ai entendu mon nom pour débuter la demi-finale, alors que je n’avais pas joué contre Bayonne pour la dernière journée, je n’y croyais pas. Je me suis dit : “C’est bien de moi dont on parle” », sourit Jan Uys qui a fêté dimanche dernier son 50e match sous les couleurs du CAB.
Et si la fin n’a pas été heureuse, le match 51 pourrait bien être le bon. « Ce doit être le bon. » L’occasion serait ainsi belle de s’en servir un petit, après la rencontre…
Benjamin Pommier
